PREMIERE PARTIE, CHAP. I . II
Il fouilla dans une pochette derrière le siège ; il en tira fers, clous et marteau j en un clin d'oeil le fourneau fut converti en forge et Téquipage prêt à rentrer en campagne.
— Quel homme vous avez là! mon officier, dit Leblanc.
— Oui , c'est un garçon de ressource et qui ne craint pas le feu.
— Allons , puisque vous le voulez absolument, bonne route, messieurs!
— Adieu , dit Joseph , en avalant le coup de Té trier. •
Le cheval rafraîchi trottait d'un pas rapide ; les voyageurs franchirent vite la distance, et furent avant le soleil couchant sur la vraie route d'Antône.
Edouard d' El vane entreprenait ce voyage pour fixer sa destinée ;'tln projet de nisariage le conduisait clicz le général d'Orsac, riche G
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propriétaire. IJ n'avait qu'une lille ; c'était riicritière de sa brillante fortune , à qui le colonel d'Elvane allait offrir son hommage. Pourtant les engagemens étaient conditionnels de part et d'autre. Le général souhaitait avant tout le bonheurdesa fille; Edouard voulait aimer la femme qui^ avancerait avec lui dans la vie ; il voulait surtout que celle à qui il donnerait son nom eût porté sans tache celui de son père ; ce voeu du devoir partait aussi du coeur.
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Ils «'(aient bons amis, ([iiel plaisir Je so voir !