CHAPITRE II
Ce (KlidUûU.
Le soleil se couchait et la rosée du soir commençait ti humecter l'herbe. Autour du vieux manoir d Anlône bourdonnait le bruit de la fin d une journée des champs.
i(") l'ossuairk.
Des dômes liqiies apportèrent des lam[)es dans un salon où régnait une opulence héréditaire. Les meubles et les rideaux en lampas cramoisi , les bois et les lambris dorés, des boîtes de Jaque , dçs feux à létes de sirène; tout était séculaire, mais solide. Un seul meuble mêlait son luxe moderne à la gothique splendeur : c'était un piano; il était là comme un sourire sur des rides.
Le général s étendit dans un fauteuil antique au coin du vaste foyer; la tante prit son filet ; la jeune personne déroula une tapisserie , mais ne put compter ses points.
— Neuf heures ! notre vojageui n arrivera pas aujourd'hui.
— Ce sera montrer peu d empressement.
Pauvre Emeline ! encore une nuit d agitation .
— Ma tante
— Ne rougis pas , mon enfant , j'ai ])assé