PREMIERE PARTIE, CHAP. IX. lOl
sa fin désastreuse; ou s'occupa de sa mère. Madame de Mirande promit d'écrire à son ancienne amie , afin que l'affection de madame Delville adoucît le coup qu'il fallait porter à cette malheureuse mère.
— Si je ne craignais ])as qu'un souvenir de moi fut odieux à cette infortunée famille, dit Emeline , j'écrirais à Louise ; douce Louise ! je 1 aimais bien ! Un reste d'embarras lui fit lever timidement les yeux vers Edouard ; il la comprit.
— Votre cœur, chère Emeline, n'a besoin d'aucun guide; laissez-le toujours agir et je serai heureux; j'ai trop souffert d'en avoir douté une fois.
— Bien, Edouard; je retrouve maintenant mon loyal camarade.
Tout le monde était attendri.
Après ces devoirs de deuil, on put s'occuper d'apprêts (le bonlieur. >•
La volée des cloches de la paroisse , des paysans en habits de fête , de nombreux domestiques en riche livrée , un brillant couvert dans une salle ornée de guirlandes , des tables et des ménétriers pour la foule, un couple souriant, des parens émus : c'était Antône.
— Pauvre Charles! dit la jeune mariée, en passant devant la seire; et l'heureux colonel répéta sans jalousie : « Pauvre Charles! »
, aes -
Le vice dispose l'homme a loules soi (es de mallieurs ri de crimes !
I'll'taroie.