‹ L'ossuaireChapitre 57 sur 65 · PREMIÈRE PARTIE, CHAP. YI · texte numérisé non relu

PREMIÈRE PARTIE, CHAP. YI

» mon enfance a tant coûté , peut-être qu'à tout prix » j'aurais du vivre. Oui... à mesure que j'approche du » terme , il me semble qu'une voix venant du ciel me » dit : Comme toi sont exposés à mourir désolés et cou- » pables, ceux qui n'ont pas assez prié ni espéré. O » Dieu de miséricorde ! n'appesantissez pas votre main » sur ma tête si faible^ ne détournez pas votre visage » de moi, de Charles et de ma mère surtout !.. jNlon » fiancé, cet autel que tu m'avais promis, c'est donc » cette table et ce feu dont la vapeur m'étouffe I Oh I » qu'il est triste de mourir ainsi loin du regard de sa » mèrel.. Ma mèrel ma vue se trouble!., ma pauvre » bonne mère , où es-tu?.. Donne, donne un baiser à » mon front que tu aimais tant... je n'ai plus la force » de m'agenouiller davant ton souvenir. Que ne puis- » je encore une fois m'attacher à ta robe , à ton corps , » à tes pieds !.. je baisse la tête et te supplie de dire ces » paroles que Dieu toujours ratifie après qu'une mère » les a prononcées : Majille , je te bénis l.. Mais... la » mort... manière... oh! ma mère , pardonne, viens » sur ma tombe... Adieu ! »

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