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CHAPITRE IX

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Les dangers des combats forment des liens égaux à ceux de la natiu-e, et qui souvent les remplacent. Sous la tente on retrouve des amis de collège j on continue dans les périls des vies commencées ensemble dans le calme des études.

Le soldat revoit sur la brèche son voisin de château ou de chaumière; des souvenirs se gravent au cœur, et lorsque l'âge ou les cicatrices ramènent le guerrier dans ses foyers, l'union des familles vientcimenter l'intimité des temps d'orage.

Le grenadier , sous son chaume des montagnes, trinque avec cœur aux noces de sa fille , si le fiancé a dans sa giberne un congé honoré par la trace des balles j et le vieux général en tisonnant son feu raconte à un gendre qui a vu la poussière des camps , la manœuvre de ses escadrons et ses prouesses d'amour.

Le caractère d'Edouard d'Elvane et celui du général d'Orsac ont leur type au sein des familles militaires.

Les divisions politiques se sont rarement glissées sous les épaulettcs. Dans les ravins de Peirebeilhe on vit des généraux proscrits recevoir furtivement des communications de salut des frères d'armes porteurs de leur ordre d'arrestation.

Lefèvre-Desnouettes fit une halte dans les bois de Bressac:làil échangea une feuille dé route avec un de ses jeunes compagnons } il put fuir ainsi la condamnation à mort qui planait sur sa tête et gagner la plage libre d'Amérique.

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