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PREMIERE PARTIE, GIIAP. IX

Sou libérateur ' resta en butte aux poursuites ; le passe-port qu'il avait reçu était faux; il aima mieux se laisser arrêter que de dénoncer la main d'où il le tenait.

Lorsque la délivrance de son général fut assurée , il put parler: mais il était trop tard, il était condamné, et marqué comme faussaire; il était au bagne I...

Alors il songea à se faire une protection d'un ennemi qui avait éprouvé ses balles sur le terrain des partis : ce fut un titre, et sa grâce fut invoquée.

C'est aussi dans les montagnes de la Lozère que se réfugia au jour des revers le général Gilly; c'est aussi là qu'il éprouva la générosité du chef de la Cour prévôtale de Mende , qui le fit avertir avant de convoquer les témoins.

Plus tard, le fils de ce juge d'un tribunal d'exception, combattant bravement dans lesjournées de juillet, sous les drapeaux de la garde-royale , dut la vie au neveu de l'homme que son père avait sauvé.

Ce dévouement militaire s'est montré comme un

' Clément, chef irescadron dans la vieille f;ardc.

phare au milieu de tous les écueils politiques; c'est un des anneaux les plus forts de la nationalité qui seule est restée immuable au sein du siècle qui a jeté sur la yieillc Fx'ance une physionomie nouvelle.

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