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CHAPITRE III

€( ôimpçon.

Le bien-être d'une installation naît de racciieil qui la prépare. Le colonel , par tous les soins qui Tentouraient , crut retrouver à Anlône un toit de famille. Le vi-

sage d'un serviteur étranger ne vint point détruire son illusion. Joseph l'attendait dans sa chambre ; il était occupé à ouvrir son porte -manteau.

— Ma foi! monsieur, il fait meilleur ici qu'à Tanberge de Peirebeilhe. Etaient-ils acharnés à nous garder ; ils n'ont pas tous les jours aubaine d'équipage; mais Fhôtellerie n'est pas engageante; elle a l'air d'une maison de fous ; toutes les fenêtres sont à barreaux serrés.

— Vraiment , dit d'Elvane d'un air distrait.

Joseph comprit que son maître n'était pas disposé à causer, et sortit.

D'Elvane pensa long-temps à Emeline ; il n'était pas romanesque ; il voulait plus que de la beauté; il se promit d'étudier la jeune personne et de tâcher de ne pas se laisser subjuguer; mais déjà il sentait qu'il luise-

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