‹ L'Ostéo-Arthrite déformante juvénile: et les Modifications tardives (champignon, tampon de wagon) de la Tête fémorale, dans les Luxations congénitales réduites par la Méthode non sanglanteChapitre 55 sur 64 · LS D · texte numérisé non relu

LS D

L'Obs. 1, dans laquelle le début remonte à une appendicite aiguë, l'observation de Nové-Josserand,

-où le sujet, après dix ans de marche normale, com-

ménce à boiter après une diphtérie, cadrent fort bien avec la conception d’une infection.

L'âge auquel apparaît la maladie est en faveur d’une ostéomyélite. La fièvre quelquefois décelée

dans les cas simples d’O. A. D. J., semble prouver

lexistence d’un moyen terme entre une ostéomyélite subaiguë et l'O. A. D. J. L'absence de fièvre dans nosobservations n’est pas, nous le savons, incompatible avec une infection; elle prouve seulement que l’infection est très atténuée. Il s’agit fort probablement d’un staphylocoque à virulence trés atténuée, venant d’un microbisme latent et se localisant sur une région très congestionnée, en pleine période de transformation du stade cartilagineux au stade osseux.

Le caractère décevant de la symptomatologie n’est pas une objection; nous savons, en effet, que l’ostéite infectieuse larvée peut eue très in Dee et passer inaperçue.

L'observation publiée en 1M2 par MM. Fraælich et Weiss, où il s'agissait incontestablement d’une coxite chronique d’origine ostéo-myélitique, et \dont la radiographie est DRÉrOE RS à quelques-unes de nos figures, semble n’être qu'un terme de passage entre l'ostéomyélite chronique et l'O. A. D. J.

‘L'infection ostéo- -myélitique chronique peut donner dans un premier temps une raréfaction osseuse, la cellule semble stupéfiée et.ne plus pouvoir tenir ses fonctions. Ce stade est inobservé dans les ostéomyé-

tes aiguës, parce que la maladie évolue trop rapidement. Dans un second temps, la cellule paraît vouloir lutter désespérément et l'os se recalcifie; mais cette recalcification se fait sans ordre. Ne trouvonsnous pas des stades semblables, et une structure désordonnée des cellules dans FO. A. D. J. La réaction de défense explique très bien une vascularisation, anormale du noyau épiphysaire.

Cette infection peut expliquer la genèse des déformations. Sous l'influence de la décalcification, d’une recalcification qui peut être imparfaite et amollit Vépiphyse, le col peut changer son inclinaison. L’infection altère le cartilage conjugal, la cohésion qu’il assure entre la calotte fémorale et le col se relâche et le noyau osseux peut glisser soit en bas et en arrière dans la coxa-vara, soit en haut et en dehors dans la -coxa-valga. Le ramollissement dont la région diaphy- So-épiphysaire es£ le siège permet. au noyau épiphysaire de s’aplatir et au col de se tasser, donc de diminuer sa hauteur et d'augmenter ses proportions transversales. Le col peut être raccourci par suite de l’action de l’ostéite-épiphysaire sur laccroissement de. Tos en longueur. Le cartilage conjugal élargi peut, ou bien être troublé dans ses fonctions, ou bien engendrer un col plus large. Peut-être y a-t- il aussi une réaction périostique ?

Nous avous dit que la luxation congénitale pouvait, | soit par l’immobilisation, le traumatisme opératoire, ‘soit par une constitution prédisposante du tissu osseux, favoriser l’apparition de l'O. A. D. J. Une infection se localise plus facilement sur une: hanche

prédisposée; d'autre part, une infection très atténuée « évoluant à l’étouflée», alors qu’elle aurait ménagé une articulation saine, peut ne pas être indifférente à une articulation prédisposée.

Nous avons conclu que l'insuffisance endocrinienne ne nouvait à.elle seule provoquer les déformations; mais elle peut marquer le début de affection et s’expliquer par une infection hématogène qui frapperait les glandes endocriniennes, réduirait leur sécrétion pour un temps plus ou moins long. Les déformations tardives, dans les luxations congénitales réduites, dues à l'O. A. D. J., s'expliquent donc par une ostéite épiphysaire qui, par Son processus réparateur, crée une difformité définitive. Cette infection est banale, atténuée, probablement staphylococcique.

La localisation de cette infection peut s “expliquer par une prédisposition due à la luxation et qui crée. un locus minoris resistantiæ.

Les troubles endocriniens semblent être une manifestation de linfection.

La ressemblance des phénomènes observés dix ans après la réduction, et pendant ou peu après le traitement, nous incite à nous demander si l’immobilisation dans un appareil plâtré suflit à causer les déformations fémorales. fl nous semble que, jointe aux prédispo= sitions que nous avons admises, élle doit favoriser la localisation sur la hanche réduite d’une infection très atténuée dont vraisemblablement beaucoup de sujets sont . POTERUS. E

CGHAREFRE:FI

Page 1