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faveur de la correction orthopédique des déformations
rachitiques.
En présence, d’une part, des gros inconvénients de l’ostéoclasie classique, d'autre part, de la longueur de temps nécessaire aux redressements progressifs, on a, depuis l'apparition de l’asepsie en chirurgie,recours
le plus souvent à l’ostéotomie.
L’ostéotomie constitue une intervention minime qui, dans la grande majorité des cas, donne d’excellents résultats.
Nous en rappellerons brièvement la technique telle qu’elle est pratiquée habituellement : au niveau du maximum de la courbure de l’os à corriger, on taille un lambeau cutané en volet dont la charnière correspond au bord antérieur de l'os (s’il s'agit du tibia), le bord libre correspondant au bord tibial postéro interne. Le périoste est incisé longitudinalement, il est épais et facilement décollable. Deux écarteurs de Farabeuf maintiennent béante la boutonnière périostique ainsi constituée.
À ce moment, le ciseau frappé où mieux la scie électrique d’Albee sectionne l'os aux trois quarts de manière à respecter le périoste postérieur ; à la main on parachève la fracture tibiale et on infléchit le péroné qui cède soit par élasticité, soit en se fracturant.
On peut pratiquer cette ostéotomie soit transversale ou oblique, soit cunéiforme, suivant l'impor-
tance de la correction à faire.
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Sorrel a pratiqué en certain cas une ostéotomie modelante ou chantournante, au moyen de deux fraises, l’une convexe, l’autre: concave, adaptées sur le moteur d’Albel ; l’une déterminant une cupule l’autre une demi-sphère permettant ainsi de réduire la déformation suivant ses trois plans.
Cette technique permet de remplacer les ostéotomies multiples et étagées conseillées pour les déformations importantes.
À côté de l’ostéotomie habituelle dans laquelle on décolle le périoste, il convient de rappeler que certains auteurs ont préconisé l’ostéotomie sans décollement périosté. Dans ce cas, on incise directement, jusqu’à l’os, et on sectionne l’os, au ciseau, en passant à travers une simple boutonnière périostique, mais sans qu’on ait tenté de décollement. L’avantage de cette ostéotomie est de conserver un fourreau presque complet qui aide à maintenir au contact les deux fragments et évite ainsi les déplacements de ceux-ci.
Si cette technique permet une meilleure réduction, il semble cependant qu’il faille lui préférer l’ostéotomie avec décollement périosté, car ce dernier paraît avoir une certaine influence sur l'excitation du périoste et déterminer une consolidation plus rapide que dans les cas où l’on touche au périoste au mini-
mum (Spitzi).
Rappelons qu'entre l’ostéotomie et l’ostéoclasie,
Hopkins à trouvé un moyen terme ou plutôt une combinaison des deux méthodes.
En effet, dans un premier témps, il pratiqué une ostéotomie incomplète, sciant l’os à moitié, dans un deuxième temps il pratique, deux semaines après, l’ostéoclasie. Ce procédé lui a donné d’excellents résultats, mais à néanmoins l’inconvénient d’exiger deux actes opératoires et deux anesthésies.
L’ostéotomie est une méthode sûre et fréquemment employée pour le redressement des courbures rachitiques des membres inférieurs. Cependant c’est une intervention chirurgicale nécessitant la salle d’opération et une asepsie rigoureuse.
De plus, elle peut parfois présenter en quelques cas
des inconvénients.
Inconvénients possibles dans l’ostéotomie.
Dans la plupart des cas, pas d’inconvénients: la correction est suffisante, les suites opératoires simples, la consolidation obtenue dans des délais normaux avec un bon cal osseux.
Cependant, sans vouloir en aucune façon faire le procès de cette intervention, il convient d’en signaler quelques écueils, rares, il est vrai, mais possibles.
D'une part, l’ostéotomie arrive facilement à corriger la déformation, lorsque celle-ci prédominé dans un plan, lorsque la courbure est surtout accentuée en avant où en dehors, alors, que dans l’autre plan elle
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esk pratiquement négligeable. Dans ces cas, l’ostéotomie simple, transversale suffit.
Dans d’autres cas au contraire où la déformation est très accentuée en dehors et en avant, déformation qui peut d’ailleurs se compliquer d’un degré plus ou moins marqué de rotation externe du segment inférieur, l’ostéotomie est plus difficile à réaliser correctement. Il faut ici pratiquer l’ostéotomie cunéiforme, mais il est très délicat d’arriver dans ces conditions à coapter bout à bout les 2 surfaces de section de manière à réaliser une correction parfaite dans les 3 plans. C'est pourquoi on a proposé les ostéotomies étagées ou l’ostéotomie chantournante (Sorrel), ce qui incontestablement complique un peu l’intervention.
Enfin, lorsqu'on ne dispose pas de la scie d’Albee et que l’on est obligé de pratiquer une ostéotomie au ciseau frappé, il n’est pas toujours facile de pratiquer une section nette de l’os et lon s'expose à voir survenir une fracture esquilleuse à plus où moins nombreux fragments. ‘
D'autre part, Fostéotomie à ciel ouvert n’est autre qu'une fracture compliquée, par conséquent implique certains risques d'infection, malgré toute l’asepsie voulue, et de consolidation retardée.
Pour Valentin, ce danger deretardde consolidation ou même de pseudarthrose tient surtout au siège habituel : tiers inférieur de la jambe où l’on est amené le plus fréquemment à pratiquer l’ostéotomie, endroit où l’on rencontrerait des retards de consoli