‹ L'Ostéomyélite Aiguë de l'Os IliaqueChapitre 10 sur 31 · TRE · texte numérisé non relu

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ou remonter en arrière vers la fosse iliaque interne, en suivant un chemin rétrograde le long du psoas.

La progression en avant peut se faire par les orifices inguinaux et le pus descendre dans le scrotum ou les grandes lèvres (Sécheyron).

Les ostéomyélites de l’épine et de la face antérieure de l'angle donnent lieu à des collections d'aspect très particulier.

Elles remontent le long des muscles grands droits. Ces abcès, qui peuvent dépasser de 4 et 5 travers de doigt le bord supérieur du pubis ont l'allure de suppurations de la cavité de Retzius; ils peuvent occuper toute la loge prévésicale et peuvent envoyer un divertircule en avant par le trajet inguinal ou crural.

Les suppurations de la branche descendante se font jour dans les régions périnéo-crurale et inguino-crurale.

Notons, comme complication secondaire des ostéomyélites pubiennes, la fréquence de l’arthrite coxo-fémorale.

Parmi les organes du petit bassin, la vessie est particulièrement exposée à l'infection. Dans l'observation que nous rapportons page 91, les urines étaient purulentes et leur examen bactériologique révéla la présence de staphylocoques dorés.

- Mentionnons aussi que des séquestres osseux ont pu

être éliminés par la vessie ou devenir le noyau de concrétions calculeuses.

Ischion. — La grande rareté des ostéomyélites primitives de l’ischion tient peut-être à la longue persistance de la bande cartilagineuse qui isole le point osseux tubérositaire. Des quatre observations authentiques de Giral-

OR

dès, Lannelongue et Bergmann, on peut conclure que ces ostéites ont une allure subaiguë. Le pus se collecte en formant un abcès plus ou moins volumineux dans la région de la tubérosité ischiatique, faisant saillie au périnée, dans le pli périnéo-crural; en arrière vers le pli fessier; en dehors dans la région retro-trochantérienne, — avec possibilité de décotlement et de fusées plus où moins étendus dans la région ischioanale.

Au niveau de l'os iliaque, comme aux autres os, les lésions, par le même processus, peuvent passer à l'état chronique. Des séquestres persistants entretiennent la suppuration et prolongent indéfiniment la durée. Nous ne pouvons étudier ici ces ostéomyéiites prolongées et nous ne pouvons que mentionner les hypérostoses particulièrement volumineuses et les ostéophytes dont la présence entraîne des viciations pelviennes notables.

À côté de la lésion locale, il faudrait faire une large place à la maladie générale. Elle ne présente au point de vue anatomo-pathologique rien qui soit particulier à l'os iliaque.

Quel que soit le siège de l’ostéomyélite, la gravité de certains cas tient évidemment moins à la lésion anatomique qu'à l'infection du sang. Le petit foyer osseux constitue dans ces cas un réceptacle de microbes qui pullulent rapidement, sont charriés presque aussitôt, eux ou leurs toxines, dans le torrent circulatoire. La maladie de l'os est doublée et aggravée par une pyhémie ou une toxhémie.

Le fait est surabondamment démontré par les cultures positives du sang.

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