‹ L'Ostéomyélite Aiguë de l'Os IliaqueChapitre 22 sur 31 · MOTS · texte numérisé non relu

MOTS

La vessie serait plus exposée, particulièrement dans les ostéomyélites pubiennes.

Ollier a publié un cas où le point de départ d’un calcul fut un séquestre provenant du pubis (Traité résect., T. IT, p. 929), Busch (Gunsb. Zeit. Breslau, 1857, T. III, p. 432), Zwicke (Ch. Ann. 1882, T. XII, p. 539) ont vu de petits séquestres expulsés spontanément dans l'urine.

O8s. XIX. (résumée) — Ostéite du pubis. — Formation d'un calcul autour d'un séquestre tombé dans la vessie. — Lithotritie. — Guérison.

Mlle G..., âgée de 19 ans consulte pour une fistule sus-pubienne. Le stylet rencontre un point osseux dénudé non mobile, situé sur la face postérieure du ‘pubis et présentant une étendue d'un centimètre environ.

Ajournement de l'opération à cause de douleurs prévésicales et de la non mobilité de la portion modifiée de l'os.

Quelques années plus tard, extraction d'un séquestre et occlusion de la fistule sus-pubienne. à

Peu après, apparition de symptômes de cystite : douleurs à la miction, pollakiurie, urines purulentes.

En 1876, extraction d’un caleul de 4 centimètres environ par morcellement; noyau dur central difficilement retiré par l'orifice uréthral dilaté.

Au centre du calcul, fragment de tissu spongieux, long de 15 millimètres, large de 8 millimètres.

Guérison définitive.

Le malade dont nous avons donné l'observation (Obs. IX, p. 51) présenta lors de la récidive des troubles urinaires sérieux: dysurie, pollakiurie, polyurie. L'exa-

men des urines montra la présence de staphylocoques dorés abondants.

L'urèthre peut être comprimé par hypérostoses consécutives à l’ostéomyélite ou par un séquestre (Goullioud, Obs. VII).

e) Les complications vasculaires sont rares. Voici cependant un cas où l’on fut amené à pratiquer une ligature de la fémorale :

Os. XX. — Ostéomyélite de l'os iliaque gauche.— Hémorragies secondaires. — Ligaturede la fémorale. — Guérison.

(Service de M. le Prof. KirmissoN).

Lucien S...; 11 ans et demi; entre le 5 février 1903 à l’hôpital Trousseau.

Le vendredi 30 janvier, vers 5 heures, en revenant de l’école, l'enfant se plaint de la hanche gauche et boite légèrement. Il s’alite.

Dans l'après midi du 31,s'étant levé, il recommence à souffrir et est pris de frissons.

Douleurs et fièvre ont continué jusqu’au jeudi 5 février, date à laquelle il se présente à l'hôpital.

À sonentrée,on constate que le membre inférieur gauche est en flexion très marquée. L'enfant ne peut l’étendre. La fosse iliaque gauche est douloureuse et tuméfiée.

Il existe un peu de douleur de la hanche à la pression sur le grand trochanter; pourtant les mouvements de flexion, extension et rotation sont libres el indolores. Et cependant il y a un œdème assez marqué autour de l'articulation coxo-fémorale; le pli fessier gauche est effacé. On décide d'intervenir.

Le 6 février : incision en arrière du grand trochanter au point où l’æœdème et la tuméfaction sont le plus perceptibles. On ne trouve aucune trace de suppuration. Le grand trochan-

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