‹ L'ostéosynthèse dans les fractures fermées et récentes du genouChapitre 23 sur 65 · FRACTURES INTERCONDYLIENNES ET FRACTURES UNICONDYLIENNES DU FÉMUR · texte numérisé non relu

FRACTURES INTERCONDYLIENNES ET FRACTURES UNICONDYLIENNES DU FÉMUR

Voies d’abord.

Ici pas de doute, l'articulation est atteinte; elle est le siège d’un volumineux épanchement. A elle aussi doit s'adresser l'intervention réparatrice. s Lambotte (74), Alglave (6) le premier en France, Le-

grand (84), ete... ont agi de la sorte.

(1) Communication verbale personnelle.

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Par conséquent, variétés en one où unieondyliennes ? Ine nous paraît ni intéressant, ni utile d'étudier une voie d’abord extraarticulaire. Tout au plus dans le cas d’une fissure unicondylienne sans déplacement et qu’un chirurgien, dans le louable but de la mobiliser rapidement, voudrait COn$sOlider en vissant l’un à l’autre les condyles, dansce cas tout au plus, même s'il est une légère hémarthrose, pourra-t-on se contenter sur la face latérale du condyle détaché, d’une boutonnière cutanée sans préjudice d’une ponction du genou.

Et, en effet, du moment que la surface articulaire trochlée-

condylienne est intéressée, sa réparation s'impose au premier

chef. Nous avons vu que la régularité des surfaces cartilagineuses devait être, dans le traitement de ces fractures articulaires, une des préoccupations capitales.

Mais la vérification de cette parfaite reconstitution est aussi la preuve la plus claire de la réduction générale de Ia fracture Simpson Handley (128). dans un chaud plaidoyer, insiste sur ce point. Une simple rainure sur le cartilage, sans écartement, sans dénivellation de ses bords, sera le meilleur signe et le plus sûr de la bonne coaptation des surfaces de fracture.

Voilà donc deux raisons suffisantes pour faire adopter la voie transarticulaire à l'exclusion de toute autre,

Mais l’embarras du choix est grand entre tant de procédés vantés à l’envi pour ouvrir largement cette articulation du genou. Toutes les anciennes incisions de résection ont été plus ou moins remises en honneur ou rajeunies pendant la guerre dans le traitement des plaies du genou.

De quel côté aborder la fracture ?

L'incision médiane, transrotulienne verticale d'Ollier défendue par Heitz-Boyer et par Thierry (61) en 1918, ne trou-

verait pas sa raison d'être dans la technique des opérations

qui nous occupent, etau cours desquelles on doit agir sur les

faces latérales des condyles.

: Cependant Fredet qui préfère le: coeé de l'épiphyse # au

vissage, y trouve tout. avantage, en PAU pour la liberté

du mouvement sur les fragments.

L'incision interne présente trois avantages, ainsi que l'on bien mis en évidence Descomps et Moulonguet (39). Elle ménage la bandelette ilio-tibialé de Maissiat, menacée dans sa partie inférieure par l’incision externe, elle ménage de même l'extension oblique croisée venue du vaste interne, notablement plus épaisse et plus large que l'expansion croisée du vaste externe. En second lieu, en raison de l’orientation du quadriceps, il est plus facile de luxer, et de maintenir. luxée la rotule en dehors qu’en dedans. Enfin, quand on examine un genou dans la position normale de repos, dans la légère rotation externe du membre, on constate que la région externe est à la fois moins large et moins directement accessible que la région interne.

Néanmoins, cette incision interne ne mérite pas, en ce qui concerne notre sujet, une telle faveur.

Devant remonter haut sur la cuisse, la présence des vaisseaux fémoraux, l'épaisseur de muscle qu’il faudra traverser pour atteindre l’os, la rendent plus mutilante et plus dangereuse.

D'autre part, nous verrons que les incisions purement latérales donnent un accès insuffisant.

Insuffisant à fortiori, le jour obtenu parl’incision de H. Petit qui borde le tendon du quadriceps, la rotule, le ligament rotulien.

I! faut avoir accès sur l’article, sur la surface articulaire

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