‹ L'ostéosynthèse dans les fractures fermées et récentes du genouChapitre 40 sur 65 · OBSERVATION XI · texte numérisé non relu

OBSERVATION XI

ALGLAVE (6). — Fracture diacondylienne de l'extrémité inférieure du fémur. — Homme 32 ans, projeté d’un tramway en marche, le 8 août 1912. Dans cette chute, le genou droit va porter contre un arbre au bord de la route, et il se produit une fracture de l’extrémité inférieure du fémur.

Entré à Laennec, les radiographies nous montrent une fracture diacondylienne en Y, avec chevauchement et écartement des condyles. l’un par rapport à l’autre, et du fragment diaphysaire par rapport aux fragments condyliens.

Nous le faisons transporter à la Pitié, dans le service de notre maître M. Arrou, et nous l’y opérons le 14 août 1912.

Nous abordons la fracture par la voie transtuberositaire antérieure du tibia, eb nous suivons pour les autres temps opératoires, la technique indiquée à l’observation IX.

Il y à ici un épanchement sanguin considérable dans le genou, sous forme de sang liquide et de caillots.

Après réduction parfaite, les fragments condyliens sont maintenus

par une longue vis de Lambotte et le fragment diaphysaire est maintenu rapproché de l’épiphyse par un fil de bronze très solide, lui même immobilisé par une vis. | -

L'opération est terminée en reconstituant par des points au fil de lin le cukde sac articulaire sous-quadricipital, les attaches du ligament adipeux au ligament rotulien, la capsule fibreuse articulaire et les plans aponévrotiques latéraux.

La tuberosité antérieure est refixée en bonne position par une vis enfoncée perpendiculairement dans le tibia,et dont la tête va se dissimuler dans les fibres d'insertion du ligament rotulien,

La plaie est refermée sans drainage et; après pansement, le membre est replacé dans une gouttière.

Au 10€ jour, les fils cutanés sont enlevés et, au 15° jour, le malade commence #-s’asseoir au bord de son lit pour assouplir son genou.

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