OBSERVATION XV
LAMBOTTE (RoCHET). — Fracture oblique diacondylienne du fémur. — Ostéosynthèse. (119) — Le 11 décembre 1913, chute violente sur le genou
FUN MA en
exibicyclette. Fracture en biseau avec esquilles et éclatements des
2 condyles de haut en bas jusque dans l’'axtieulation du genou ; la
pointe du fragment supérieur passant à travers le vaste externe ét les aponévroses, vient faire saillie sous Ja peau au coté externe de la rotule. Le poids du corps augmenté de celui du fardeau et de la vitesse acquise explique facilement la gravité des dégâts produits ainsi
Le . .
que le mécanisme de cette fracture comminutive.
Le premier jour, application d’un appareil à traction continue comme
Bardenheuer, avee poids de 10 kilogs ; maïs j'étais d’avis comme
mes collègues que nous n’obtiendrions rien par ce traitement. La ra-.
diographie faite le lendemain ne fit que confirmer notre diagnostic primitif ainsi que notre pronsotie. Nous étions d'avis que le traitement par l’osteosynthèse était seul capable de rendre à €e patient l'intégrité des fonctions et nous décidames d’en confier l'exécution à M. le docteur Lambotte.
Après 12 jours de traitement par traction avec des poids de plus en plus lourds, aucune modification ne s’était produite dans la situa-
tion des fragments, la pointe du fragment supérieur était toujours .
là sous la peau.
Le 25 décembre, M. Lambette que nous assistions, fit sur le eôté externe de la cuisse une incision semblable à celle de Kocher, détachant d’un coup de gouge la tuberosité du tibia avee le tendon sous-rotulien. Le foyer de fracture apparut, permettant d’y travaitler à l'aise sans y mettre les doigts.
Malgré le grand dégagement et la traction qu’on exercait sur le membre inférieur au moyen du puissant levier de Lambotte, les fragments ne bougeaient pas, et ce n’est que lorsqu'on eut dégagé au bistouri la boutonnière que le fragment supérieur s'était faite en embrochant les tissus épais de la cuisse, que la réduction-de la, fracture et le dégagement des deux grands fragments du fémur se produisit brusquement sous l'influence des tractions du levier.
Les deux condyles disjoints furent rapprochés mathématiquement au moyen d’un de ces grands daviers de Lambotte et les 3 vis visibles dans la radiographie, les maintinrent définitivement en place:
Après cela, les esquilles et les grands fragments furent rapprochés d’une façon idéale, puis encerclés et mis dans 2 cereles d’acier, ils
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étaient devenus assez solides pour permettre tous les mouvements de
flexion et d'extension du genou et pour laisser la consolidation se produire sans le secours d’aucun bandage ni appareil.
Le 23 janvier, le blessé commenca à marcher à l’aide d’un chariot.
Le 1er février, il marchait sans boiterie. :
Aujourd’hui, 28 février, il vient d’arriver (à Bruxelles) se présenter iei sans l’aide d’aueune eanne ét n’a pas la moindre boiterie.
La radiographie ci-jointe montre avee quelle précision la réduction à été obtenue. j
Le résultat fonctionnel à été aussi idéal que le résultat anatomique.