OBSERVATION XVIII
DUYARIER. — Fracture sous-condylienne du tibia {inédite). — M... Charles, 62 ans, entre à l’hôpital le 7 mai 1920. [1 vient de tomber d’un échafaudage pendant son travail.
A son arrivée, il est très shocké. Délire, puis état de prostration. Epistaxis et otorragie. Le diagnostic de fracture de la base du crane est facilement porté ainsi que celui de fracture des 2 0s de la jambe gauche. au tiers supérieur.
Mais l’état général ne permet pas l’intervention immédiate et celle-
ci est différée jusqu’au 22 mai.
Eadiographie. — Fracture sous-condylienne du tibia avec gros déplacement, fracture de la tête du péroné.
Opération. — Stovaine lombaire : 5 centigrammes T. B.
Incision le long de la face interne du tibia. Découverte du foyer de fracture. Traction au moyen du tracteur de Lambotte. Mise bout à bout. Fixation par deux agrafes. Suture cutanée complète. Pas de
drainage.
Le
Le malade est placé sur une attelle de Boeckel. Le 10 juillet, le malade fait ses premiers pas.
Le 18 août, il sort de l’hôpital marchant très bien sans canne.
Suites éloignées. — Revu le 22 novembre 1920 ; jambe en rectitude parfaite. Pas d'augmentation de volume (35 em. au lieu de 34 à droite). Le raccoureissement est inappréciable. Pas de mouvements de latéralité. Les mouvements normaux sont ‘intégralement conservés ; extension et flexion complète. Le malade s’accroupit facilement, il marche sans fatigue pendant 6 à 7 kilomètres, monte et descend bien les escaliers.
Il existe un très léger degré de genu valgum.
Le malade ne se plaint d’aucune douleur et on ne perçoit aucun
craquement articulaire.