CLAVICULE
‘Le dispositif très simple qui consiste à fixer le bras derrière le thorax est presque toujours suffisant chez l'enfant, où les autres procédés de contention sont mal supportés. Mais lorsqu'il existe un gros chevauchement, l’ostéosynthèse temporaire ÿ trouve une indication formelle. Témoin l’observation d’un de nos collègues et amis, qui s'étant fracturé la clavicule droite, tenta pendant cinq jours la guérison par diverses méthodes, position de Couteaud, bandages, appareils plâtrés. Continuant à
‘souffrir, à ne pouvoir même dormir, il demanda à
LE
notre Maitre de pratiquer sur lui à l'anesthésie locale une suture temporaire. Toute douleur disparut deux heures après l'intervention et l’appareillage ainsi que le pansement étaient si peu volumineux, qu'il put se vêtir comme de coutume et vaquer à ses occupations. Le lendemain il fit une leçon d'anatomie au tableau, à l’un des pavillons de dissection de la Faculté et cireula dans Paris en conduisant une automobile ; quinze jours plus tard les deux vis étaient enlevées,et dès le dix-septième jour aucun pansement n'était plus utile. La réduction était parfaite. Cette observation évidemment n’entre pas dans le cadre du sujet que nous étudions, mais elle nous a semblé si probante que nous n’avons pu nous empêcher de la relater.
Nous en tirons la conclusion que chez l'enfant il ne faudra pas hésiter à employer l’ostéosynthèse temporaire, chaque fois que la fracture sera irréductible, en raison de sa bénignité.
HvuÉeus
Les indications générales sont tirées du raccourcissement préjudiciable ; mais au bras cependant l'inégalité d’un membre avec l’autre peut n'être d'aucune gène fonctionnelle et passer inaperçue à l'observateur averti en dehors de la mensuration.
C'est surtout lorsqu'il existe une interposition musculaire, rendant la fracture irréductible qu'il y
a lieu d'intervenir ; il en serait de même dans les
cas particuliers où il existerait des lésions nerveuses, soit immédiates, soit tardives, par englobemeñt dans le cal, enfin lorsqu'il ÿ aurait lieu de redouter les conséquences d’une compression vasculaire. |