AVANT-BRAS
L'ostéosynthèse temporaire rendra les plus grands services dans les fractures de l’avant-bras.
Dans les fractures des deux diaphyses, on inter viendra, lorsqu'après plusieurs tentatives de réduction sous anesthésie, on n'obtient aucun résultat satisfaisant ; on préviendra ainsi la perte des mouvements de pronation et de supination qui serait l’aboutissant d’une synostèse. Dans une fracture ancienne vicieusement consolidée avec décalage accentué où la perte de la supination est totale, on interviendra également ; la réduction sanglante pratiquée, puis bien fixée, obtiendra toujours de beaux succès.
Dans la fracture de Monteggia la réduction sous anesthésie peut ne pas être suflisante ; on corrige la fracture de la diaphyse cubitale, mais la tête radiale luxée en avant et en dehors, ne reprend pas sa position normale. L'intervention sanglante est alors nécessaire pour réduire la luxation; mais il faut en même temps fixer de façon adsolue la frac: ture du RM de : sans cette précaution, sous un plâtre devenu trop large, la fracture se déplace et
la tête radiale se luxe de nouveau. Deux vis sur le
RO
cubitus bien connectées entre elles, empêcheront toute récidive.
9, — Membre inférieur.
FEmur
Dans les fractures de cuisse c’est le raccourcissement préjudiable qui guide l'application de l’ostéosynthèse,
On est intervenu à ciel ouvert pour supprimer la cause de l’irréductibilité, dégainement périostique, interposition musculaire, et parfois à ce moment la question de la fixation se pose.
En effet, si dans les cas où le trait de fracture est oblique il est manifeste que la réduction n’est que momentanée, il peut sembler dans les fractures en rave que grâce à l’engrènement des fragments et à un bon plâtre on puisse obtenir une guérison en tous points parfaite. . >
L'expérience montre qu’il n’en est pas toujours ainsi ; le plâtre a été appliqué sur un membre tuméfié, gouflé, et dans les jours qui suivent la réduction sanglante, l’appareïl devient trop large. Le gonflement a disparu, le membre est amaigri, l’engrènement des fragments n’est plus suffisant pour empêcher leur jeu : le déplacement se produit de nouveau. Le professeur Ombrédanne à la suite
d’une observation typique d'une telle fracture ainsi
sn
réduite à ciel ouvert, puis maintenue dans un-appa-
reil plâtré, a constaté trois semaines plus tard un déplacement complet des fragments. Il a adopté . depuis lors, comme ligne de conduite, la fixation par synthèse temporaire dans tous les cas semblables ; quatre vis dans les fractures de cuisse sont souvent nécessaires à la contention parfaite en raison de la longueur des bras de levier constitués par les fragments de la diaphyse.
Dans les fractures basses de cuisse, où le fragment inférieur basculé en-arrière menace les vaisseaux, où le fragment supérieur embroche le cul de sac quadricipital, on sait combien il est difficile d'exercer une traction efficace sans entrainer une dislocation du genou. Il semble que dans ce cas
encore il faille faire l’ostéosynthèse temporaire.