‹ L'ostéosynthèse temporaire chez l'enfantChapitre 15 sur 53 · JAMBE · texte numérisé non relu

JAMBE

Dans les fractures diaphysaires, les indications sont lés mêmes que chez l'adulte, tirées de l'irréductibilité de la fracture.

Dans les décollements épiphysaires de l'extrémité inférieure du tibia, trois fois l’ostéosynthèse a ete pratiquée.

Il s'agissait de ces équivalents de la fracture de Dupuytren de l’adulte, c’est-à-dire d’un décollement épiphysaire de l'extrémité inférieure du tibia, avec fracture du péroné. Ces fractures étaient irréducti-

RL re

bles et auraient entraîné à coup sûr une infirmité définitive considérable.

On s'’efforcera dans ces cas de placer la vis inférieure au-dessous de la zone du cartilage conjugal ; mais on n'y parviendra pas toujours comme on pourra le constater sur la calque radiographique que nous rapportons. La vis inférieure en effet touche le cartilage de conjugaison, ce qui est contraire à un dozme en apparence intangible ; en réalité il ne semble pas que dans ce eas particulier le

fait ait eu un inconvénient quelconque dans la suite.

MÉTATARSIENS ET PHALANGES

L'ostéosynthèse a été pratiquée dans un cas de fracture de la première phalange du gros orteil avec succès. |

En résumé les indications de l’ostéosynthèse temporaire chez l'enfant, pour fracture, sont surtout limitées au cas où l'absence de réduction sanglante aurait pour conséquence un raccourcissement préjudiciable.

Mais il nous semble qu'elle pourrait également être employée dans les fractures ouvertes, quand un débridement et un épluchage de la plaie ont été obligatoires. Les vis seraient placés aussi à distance que possible du foyer de fracture et grâce à l'intervalle de plusieurs centimètres laissé entre l’attelle de connexion et les téguments, les pansements et, la surveillance de la plaie seraient faciles ;

Page 1