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aucune observation d'intervention pratiquée d’urgence n'a été recueillie, aussi ne formulons-nous qu'une hypothèse.
Il. - INDICATIONS OPÉRATOIRES EN CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE
L'ostéosynthèse temporaire, nous l'avons déjà dit rend des services inappréciables dans la correction | de certaine déformation osseuse, car elle ne sert pas seulement à maintenir celle-ci, mais aussi à la réaliser de facon mathématique.
Il est nécessaire dans certains cas en chirurgie réparatrice, de provoquer, après ostéotomie trans- 1 versale d’un os long, un mouvement de rotation de l'os suivant son axe longitudinal, c’est-à-dire un décalage. L’amplitude de cette rotation est difficile à apprécier au niveau des segments osseux sensiblement cylindriques, car l’ostéotomie réalisée, il ne subsiste plus aucun point de repère ; il n’en est plus de même lorsque les vis ont été placées, à l'avance, de chaque côté du point choisi pour la section à la scie de Gigli, dans une situation telle qu'en les ramenant en parallélisme à la fin de l'intervention, la correction sera réalisée de façon parfaite. :
D'autre part la position corrigée est extrêmement difficile à maintenir sans le secours de l'ostéosynthèse, car les parties molles du membre, même
maintenues par un appareil, tournent comme un
fl
manchon autour de l'axe osseux, où plus exacte. ment laissent tourner l’axe osseux au centre de la masse des parties molles.
Nous pensons pour ces reisons, que l’ostéosynthèse temporaire trouve dans les ostéotomies des applications fréquentes, aussi envisagerons-nous maintenant, dans l’ordre déjà choisi pour les frac-
tures, les cas particuliers où elle semble s'imposer.
1° Membre supérieur.
BpAs.
L'ostéosynthèse temporaire sera employée dans les ostéotomies pour paralysies obstétricales du membre supérieur.
Cette lésion est une paralysie radiculaire du plexus brachial dans la règle et la notion de sa hauteur avaitconduit en raison de la dissémination des muscles atteints, à l’abstention chirurgicale systé-
matique au niveau du siège des lésions. Mencière
‘eut l’idée d'agir sur l’axe de l’humérus et de trans-
former ainsi l’action mécanique des muscles, qui
avaient conservé tout ou partie de leur motricité. Chez un malade atteint d'une telle lésion, le mem-
bre est plus ou moins abaissé, le bras est en rota-
tion interne et le coude regarde en dedans et en arrière.
Les mouvements d'élévation du membre, grâce à
as nm à
la conservation partielle d’un ou de plusieurs faists du deltoïde, sont possibles en général ; mais la One des rotateurs internes de l’épaule et des adducteurs est conservée, le mouvement est vicié
l'élévation du bras se fait plus ou moins facilement, mais le bras et l’avant-bras en rotation interne, celui-ci en pronation forcée, ne permettent pas de fléchir le coude d’arrière en avant dans la direction de la face. Le membre est dans un tel mouvement soulevé en forme « d’aile d'oiseau » ce qui constitue une difformité très disgracieuse et le sujet est forcé d’user d’artifices pour porter la main à la bouche.
Il’faut corriger la rotation interne du membre et en restituant ainsi à l’avant-bras une direction convenable, les mouvements normaux redeviendront possibles. La solution la plus simple, comme l’a montré Mencière, consiste à faire une ostéotomie de l’humérus à une hauteur qu'on peut choisir quelconque sur la diaphyse, mais qui semble avoir comme siège de prédilection la partie basse de l'os à troistravers de doigt au-dessus de l’épitrochlée et de l’épicondyle.
La correction est obtenue par une rotation d'un quart de cercle du fragment inférieur en dehors, pour orienter l'articulation du coude en avant, ce qui permettra la flexion de l’avant-bras dans la direction de la face ; le malade retrouve ainsi la possibilité de porter un objet à la bouche sans être obligé d'élever le coude à la hauteur de la tête.