‹ L'Ostéothorionécrose Tardive des MaxillairesChapitre 9 sur 22 · MR · texte numérisé non relu

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antérieurement soignée, vient d’être le siège d’une fracture coronaire. Le 20 mai nous procédons à l’avulsion de cette dent. Intervention banale, sous anesthésie paraapicale. Suites immédiates normales. Fin juillet, sur notre conseil, le patient part à la campagne.

Aux environs du 15 août, au niveau de la dent extraite subsiste une fistule légèrement bourgeonnante et sur le pourtour de l’alvéole apparaît une tuméfaction. Cette tuméfaction relativement peu douloureuse augmente de jour en jour, mais elle reste cantonnée au rempart alvéolaire et ne s'accompagne pas de phénomènes fluxionnaires:

Au début de septembre, la gencive tuméfiée s’ulcère dans la zone de l’alvéole deshabité. L’os mis a nu est grisâtre, résistant, poreux; il a l'apparence de la pierre ponce. La tuméfaction régresse à ce niveau pour s’étendre peu à peu en avant jusqu’à la canine. À son tour et progressivement, l’ulcération s’avance et fin octobre, on est en présence d’une vaste déhiscence de la muqueuse allant de la dent de sagesse supérieure droite à la canine du même côté. L’os n’a aucune mobilité et il est bien adhérent dans la profondeur. Une suppuration nasale fétide apparaît.

Fin novembre, les phénomènes sont identiques, mais sont venus se surajouter les signes classiques d’une communication bucco-nasale : un pus verdâtre et fétide qui jusqu'alors ne s'était guère montré que par la voie nasale coule dans la bouche.

Le 4 décembre on intervient sous anesthésie locale. (Docteurs Ch. RuPPE et L. LEBOURG). Après extraction de la dent de sagesse et rugination soigneuse du périoste on élimine à la pince gouge los nécrosé. La séquestration n’est pas encore complète, et on trouve dans la région de la canine une portion très adhérente; à ce niveau, le curettage reste incomplet car l’os bien que noirâtre et poreux fait corps avec le reste du maxillaire.

L’évidement osseux nous a conduits à réséquer toute la tubérosité, une grande partie de la paroi externe du

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sinus et une portion importante de la lame palatine du maxillaire; la perforation bucco-nasale représente la totalité du plancher du sinus,

L'intervention suivie de ses soins habituels a été parfaitement supportée avec le minimum de réaction locale et sans aucune réaction générale.

Dans les jours suivants la brèche resta béante, sans aucun bourgeonnement ni aucune tendance à la fermeture spontanée.

Vers le 15 janvier 1935, des accidents analogues débutent au maxillaire inférieur. Autour d’un léger clapier situé sur la face distale de la dent de sagesse gauche apparaît une tuméfaction de petit volume et presque indolore. Au bout de quelques jours, une ulcération lenticulaire se montre sur le versant interne de la gencive au niveau de la seconde molaire depuis longtemps disparue. Au début de février apparaissent des phénomènes douloureux extrêmement violents à type névritique. et la tuméfaction limitée au territoire osseux, n’intéressant nullement les plans superficiels s’étend peu à peu jusqu’à la seconde prémolaire.

Fin février, l’ulcération grandit en quelques jours et met à nu un os grisâtre et spongieux très adhérent dans la profondeur. Les douleurs sont moins intenses, surtout moins continues, la suppuration reste discrète et on note une hypoesthésie dans le territoire du mentonnier correspondant. À ce moment les deux dents limitant le foyer de nécrose sont mobiles et douloureuses; leur avulsion est pratiquée sans difficulté à l’anesthésie locale; toute la branche horizontale jusqu’à la canine est alors complètement privée de gencive, complètement mise à nu, mais il. n’y a pas la moindre ébauche de cicatrisation. Les douleurs sont telles qu’elles imposent l’emploi quotidien des opiacées.

Du côté gauche, la première molaire supérieure s’est entre temps complètement déchaussée. Elle est mobile et douloureuse, son. avulsion est faite le 28 février. A son niveau, fin mars, l’alvéole, déjà dénudé, montre

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