ACTE PREMIER
LE PAPE PIE. — Où est Pierre sur les os de qui je suis Pierre à mon tour.
COUFONTAINE. — A Rome, dites-vous?
Votre place y est prise par un préfet.
LE PAPE PIE. — Sur la terre, mais non pas au dessous où j'attends. Que les Catacombes de nouveau reçoivent le salut de tous les hommes !
Trois siècles a duré l'attente de l'Eglise. Et moi, ne puis-je attendre trois jours avec le Christ ?
COUFONTAINE. — Laissez Rome et retrouvez l'univers.
LE PAPE PIE. — Où est le fondement là est Pierre.
COUFONTAINE. — Pierre dans sa vieillesse eut les mains liées et fut conduit où il ne voulait pas aller.
Le PAPE PIE. — Mon enfant, voici Nos mains et béni soit celui qui vient au nom du Seigneur !
COUFONTAINE. — , Pourquoi ne vouloir obéir qu'à la force, lorsque l'amour vous appelle ?
LE PAPE PIE. ?— i L'autre volonté me retient de cette Eglise dont je suis l'époux indissoluble.
COUFONTAINE. — La pierre du monde ne servira-t-elle qu'à confirmer César ?
LE PAPE PIE. — Elle est celle-là aussi contre qui s'est brisé le pied de l'idole hétérogène.
COUFONTAINE. — Saint Père, êtes-vous avec nous ou contre nous ?
LE PAPE PIE. — Question que j'ai entendue souvent à Savone.
COUFONTAINE. — Mais nous sommes les fils demeurés fidèles et quel loyer avons-nous de notre obéissance ?
LE PAPE PIE. — O fils aîné, que vous