‹ L'otageChapitre 44 sur 87 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

rait-il, je me le demande, si j'en cueillais moimême quelques tomes ?

SYGNE. — Le poids des Conciles est trop lour pour un préfet boiteux.

LE BARON TURELURE se retournant vivement et regardant Sygne en face. — Ce qui m'arriverait ? Une balle de plomb dans la tète.

Adressée par une jolie main que voici. Vous avez certains bijoux dans ce petit secrétaire.

SYGNE. — : Ils ne me sont pas inutiles.

LE BARON TURELURE. — A quoi bon faire une grande tache sur le parquet ?

Et que feriez-vous de ce grand cadavre de misère de Dieu ? Le mettriez-vous aussi dans ce tiroir avec vos autres petits secrets ?

Je connais mieux que vous cette sainte maison et croyez que j'ai mis le chat à tous les trous

SYGNE. — Toussaint Turelure, songez que

L'OTAGE je suis armée et ne m'induisez pas en tentation.

LE BARON TURELURE. — Je m'en vais donc et vous laisse à vos réflexions.

Sygne de Coùfontaine, je vous laisse ces deux heures pour vous décider.

(Entre LE CURE BADILON).

Monsieur le Curé, j'ai bien l'honneur.

(// sort).

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