ACTE DEUXIEME MONSIEUR BADILOX. — Il a osé
SYGNE. — Quelle audace voyez-vous là ?
Baron, préfet, général, commandeur de je ne sais quoi, tout le vignoble de Mareuil à lui, trois ou quatre châteaux, (tout cela grevé d'hypothèques, il est vrai),
N'est-ce pas un parti raisonnable ?
Et pour ce qui est de s'adresser à moi, que vouliez-vous qu'il fît ? Est-ce sa faute si je n'ai plus père ni mère ? Et j'ai assez d'âge et de sens pour traiter seule de ce genre d'affaires, comme d'autres.
MONSIEUR BADILON. — Dieu ne se plaît pas aux paroles amères.
SYGNE. — J'ai entendu ces douces paroles par lesquelles il m'ouvrait son cœur.
MONSIEUR BADILON. — Et pourquoi choisit-il ce moment ?
SYGNE. — La suite vous le fera paraître.
MONSIEUR BADILON. — Saurait-il que Georges est ici ?
L'OTAGE SYGNE. — Il le sait.
MONSIEUR BADILON. — Sait-il aussi, Qui est ce voyageur que vous avez reçu cette nuit sous votre toit ?
SYGNE. — Il est donc vrai ? et vous aussi me dites la même chose...
Le Pape...
MONSIEUR BADILON. — .. Arraché de sa prison par la main de votre frère . .
SYGNE. — O pauvre Georges-fou !
MONSIEUR BADILON. — . . Est ici caché et remis à votre garde.
SYGNE, se tournant vers le Chi'ist. — Malheur à moi parce que Vous m'avez visitée !
MONSIEUR BADILON. — Mais je l'entends qui répond : C'est toi-même qui m'as ramené ici.
SYGNE. — Je vous ai tenu entre mes bras et je sais que Vous êtes lourd !