ACTE DEUXIEME MONSIEUR BADILON. — Aux forts le fardeau
SYGNE. — Je comprends maintenant Votre assistance et pourquoi j'ai refait cette maison non point pour moi !
MONSIEUR BADILON. — Mais afin que le père de tous les hommes y trouve un abri.
SYGNE. — Abri précaire et d'une seule nuit!
MONSIEUR BADILON. — Ne pouvez-vous faire échapper le vieillard ?
SYGNE. — Toussaint garde toutes les issues.
MONSIEUR BADILON. — N'est-il point de salut pour le Pape ?
SYGNE. — Turelure me l'a remis dans la main.
MONSIEUR BADILON. — Que demandet-il en échange ?
L'OTAGE SYGNE. — Cette main elle-même.
MONSIEUR BADILON. — Sygne, sauvez le Saint-Père !
SYGNE. — Mais non point à ce prix ! Je dis non !
Je ne veux pas !
Que Dieu prenne soin de cet homme sien, comme à moi mon devoir est envers les miens !
MONSIEUR BADILON. — Livrez donc votre père fugitif.
SYGNE. — Je ne livrerai point mon corps et leur corps ! Je ne livrerai point mon nom et leur nom !
MONSIEUR BADILON . (— Livrez votre Dieu à la place.
SYGNE, vers le Christ. — Vous vous êtes moqué de moi !
MONSIEUR BADILON. — Que lui avezvous demandé qu'il ne vous ait accordé ?