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ACTE TROISIEME

TOUSSAINT TURELURE. — J'ai un terrier. Qu'ils voient donc voir à m'enfumer dans Paris. J'y tiens plus dur qu'un blaireau, je suis croche !

Et vous dites que je n'ai pas de troupes ? Que l'Empereur de Russie y vienne avec ses riflandouilles et le Prussien avec ses Jonas Mùller en bois de navet !

Je ne crains rien tant que j'ai avec moi ces nourrissons de Bellone, les pompiers de Pantin et les Garde-Nationale de Saint-Denis et les volontaires de Popincourt !

Vous avez entendu le canon ce matin ?

SYGNE. — Oui.

TOUSSAINT TURELURE. — On est entré dedans, comme disait mon ordonnance. On a torché Miloradovitch aussi propre qu'une assiette à pain.

Quatre cents Wurtembourgeois en pantalon rose sont couchés dans les vignes de Noisyle-Scc.

Le pot-à-beurré sur la tête et le petit doigt sur la couture du pantalon.

Les yeux encore dans la mort et le petit nez tout rond tournés à gauche vers le Herr Ad jutant « Habt Acht ! »

— En l'honneur de quoi nous allons boire de ce vin de Mareuil.

SYGNE. — Tout cela n'est pas sérieux.

TOUSSAINT TURELURE. — Je ne sais.

Mais il y a encore un point que je vous conjure de méditer.

L'Empereur déchu, il n'y a pas qu'un seul roi possible pour la France.

Il y a le fils de Marie-Louise, il y a le papa d'Oscar.

Tout dépend de moi et de ces mains à qui je remettrai les clefs de Paris.

Qui a reçu Paris, voici tous les doutes tranchés, il est l'héritier incontestable.

Je suis Français ! il me répugne de capituler,

Autrement qu'entre les mains du fils de Saint Louis

Dont je veux être le plus humble sujet,

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