‹ L'otageChapitre 72 sur 87 · ACTE TROISIEME GEORGES. — Elle a délié la tienne · texte numérisé non relu

ACTE TROISIEME GEORGES. — Elle a délié la tienne

SYGXE. — Je m'en vais donc seule et déliée

vers le soleil souterrain.

GEORGES. — Mais cependant que nous sommes vivants encore, achevons ce qui nous reste à faire.

SYGNE. — Signeras-tu ces papiers ?

GEORGES. — Je les signerai l'un et l'autre au nom du Roi mon maître et aux miens.

(// les prend, les lit et les signe.)

Ne dois-je attendre aucune tricherie de votre époux ?

SYGNE. — Tous ses ordres sont déjà prêts, il me les a montrés. Les estafettes attendent.

Son intérêt vous garantit.

Dans une heure Paris sera désarmé et Montmartre aux mains de vos amis.

GEORGES. — Voici mon testament, voici la nouvelle alliance.

Mais n'ai-je point lu qu'il n'y a point de testament sans un mort et d'alliance sans quelque sang versé ?

SYGNE. — Que ce soit donc le mien ?

GEORGES. — Ne me tentez pas.

SYGNE. — S'il n'y a point de Dieu pour toi, sois donc un homme au moins, et s'il n'y a point de justice, fais-la toi-même et agis suivant ta propre loi.

Celui qui a manqué à la fois humaine, qu'il meure ! Me voici prête.

GEORGES. — Non, non ! je ne tuerai point ma pauvre enfant !

SYGNE. — O Georges, tu m'aimes encore.

GEORGES. — Mais du moins, je vous déferai de cet homme.

SYGNE. — Ne le tue pas.

GEORGES. — Tenez-vous tant à sa vie ?

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