ACTE TROISIEME
Le Roi de France est iier de voir autour de son trône rétabli vos épées.
Ce n'est point à l'étranger que vous les avez remises, mais au Roi de France, Louis votre Roi- et qui est seul
(Majestueusement) La paix.
(Demi-pause)
Gardez la gloire ! elle est à vous et ne vous sera pas ôtée.
Et s'il y a quelque opprobre à encourir pour le salut du peuple.
Que le Roi seul l'assume, selon qu'il convient au père de famille.
Je reviens pour me jeter entre mon peuple et l'ennemi.
Je reviens à vous,
Non point avec, mais à travers vos ennemis, à cette heure où la France est blessée, et seules mes mains ici sont sans armes et n'en savent tenir aucune.
Et il est vrai que nous souffrons violence.
Mais considérez avec équité que l'Europe ne peut se passer de la France,
Et cet empire que l'on vous a fait, ce n'était plus la France, ce n'était plus sa mesure et sa forme,
Non point étendue, dis-je, mais diminuée.
LE MARECHAL. — Nous sommes vos loyaux soldats et les plus fidèles de vos sujets.
LE ROI. — Demeurez et soyez Nos témoins.
(// s'avance au milieu de la pièce,
et, se tournant un peu vers
la droite, puis vers la gauche,
d'une voix forte)
Et vous tous, Evêques, Officiers, Corps de l'Etat, dont j'accueille la démarche,
Soyez témoins de cet acte que je vais accomplir.
(// revient vers la table que l'on a préparée et où sont disposés des flambeaux, des plumes, des parchemins, de la cire et le Grand Sceau de France)