‹ L'Otite du NotfrissonChapitre 39 sur 79 · PE, GAS · texte numérisé non relu

PE, GAS

un petit suintement persistant accrédite encore la légende de la guérison spontanée de règle.

Quant aux séquelles, pourquoi les attribuer à cause aussi rare et aussi obscure, alors que la syphilis et d’autres tares endossent si facilement la responsabilité de la surdimutité. Qu’une surdité même assez accentuée passe chez le jeune enfant au compte de l’inattention ou du peu de précocité.

Et pourtant la réflexion montre combien les phénomènes généraux qui marquent le début de la maladie ont peu de personnalité : agitation, convulsions, fièvre élevée ne constituent-elles pas le cadre presque obligé dans lequel préludent presque toutes les affections aiguës du nourrisson. Pensera-t-on seulement à l’oreille, quand la toux, des troubles digestifs, une maladie infectieuse sont là pour accaparer l'attention.

Enfin, on ne peut qu'être frappé de la disproportion choquante qui existe entre le petit nombre de ces formes aiguës, de ces perforations spontanées et le grand nombre d’oreilles trouvées indiscutablement pleines de pus à l’autopsie. Ce dernier argument seul suffirait à prouver qu'aux faits anatomopathologiques en question correspondent des faits cliniques, qui pour obscurs, pour ignorés longtemps n’en sont pas moins des faits. Ce sont eux que nous allons maintenant étudier, nous verrons que par leur fréquence et leur gravité, ils méritent mieux que l’oubli ou le mépris qui a été si longtemps leur apanage.

DAS DEN à

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