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et qui devrait l’empêcher de passer si souvent inaperçue. Aussi, y retrouve-t-on à peine la notion de l’otite latente, en réalité, la seule intéressante, parce qu’elle est presque uniquement la forme du nourrisson, qu'elle est la plus fréquente, et que sa latence. elle-même légitime les discussions sur Je rôle de l’affection dans la morbidité et la mortalité infantile. À
En France, jusqu’à ces dernières années, les pédiatres semblent s'être assez peu intéressés à la question, quoique certains auteurs aient tenté de mettre en évidence son importance. Il serait injuste, à cet égard, de ne pas classer parmi les plus importantes, l’étude faite par Bargiccon en 1903. « De l'infection septique d’origine otique, chez les nourrissons », étude qui, sortant brusquement du chemin -frayé jusqu'alors donne à l’otite l'importance considérable qu’elle mérite, fait état de toutes celles qui passent inaperçues, et pose pour la première fois Ja question de l’otite cause ou de l’otite effet. | Les traités de pédiatrie, dans les articles qu'ils
réservent à la question, sont unanimes à reconnaître Ja. fréquence de l’otite, mais ne semblent pas lui accorder une place bien considérable. La part principalé est faite à l’otite aiguë classique qu'ils incriminent beaucoup plus dans la genèse des séquelles fonctionnelles que dans celle des complications graves ou d'états infectieux mal déterminés.
C’est au moins l’impression quisedégage des traités dé MM. Hunmez et Paisseau, VARIOT et PIRONNEAU, Manran, Lesage, Nosécourr, Huninez décrit « l’otite,
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du milieu »,communeà toutes les périodes del’enfance comme une complication fréquente dans les milieux hospitaliers, l’évolution se fait presque sans symptômes ; elle n’a presque jamais de complications. Ceci n’a rien qui puisse nous étonner, puisqu'il fait rentrer dans cette classe uniquement des otites aboutissant d’elles-mêmes à la perforation du tympan, échappant par conséquent aux risques immédiats d’accidents de rétention et qu’il n’envisage pas le cas particulier du nourrisson.
M. Coway, est le premier qui ait prononcé, le mot d’otite latente, il insiste sur son extrême fréquence, son évolution lente, sans douleur localisée, et ne lui assigne pas même de signes otoscopiques constants. Il met en valeur son importance en pathologie infantile. « Un grand nombre d’états morbides considérés comme infections primitives du tube digestif, de l'appareil pulmonaire, des méninges, s’ils ne sont pas toujours secondaires à l’infection oto-naso-pharyngée n’en sont pas moins concomitants et obéissent à une cause commune. [Il admet de même que dans l’ensemble morbide, là part de l’otite n’est souvent pas estimée à sa Juste valeur. «Il faut admettre que dans toutes les maladies générales de l'enfant, lexistence de l’otite moyenne est la règle et que sila marche de la maladie ne permet pas d’attribuer à une autre cause la persistance d’un état fébrile, secticémique, l'oreille doit être mise en cause ». Il considère quele traitement local s'impose même dans les cas douteux; on a tout à y gagner, rien à y perdre. Même sans symptômes locaux nets,