‹ L'Otite du NotfrissonChapitre 43 sur 79 · CANON EE T · texte numérisé non relu

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lionnels coexistants. Dans des formes évoluant depuis quelque temps déjà, elle peut arriver à une perle totale de deux à trois livres, pour un nourrisson de 6.000 à 8.000 grammes. Elle est en général régulière et ne présente pas les écarts brusques habituels dans les affections gastro-intestinales. C'est dire qu’elle devient beaucoup plus importante, quand l’otite entraine à sa suite la production de ces troubles, ou qu'inversement Potite survient comme complication d'un état digestif antérieur.

Signes de réaction meningo-encéphalique.

Les convuls ons sont assez fréquentes au cours de l'affection. La plupart des auteurs, pédiatres ou otologistes ne les mentionnent qu’au cours des otites franches s’accompagnant dès leur début de fièvre et d'état général grave. :

Au début de lotite latente elles sont fugaces et peuvent même passer inaperçues, autrement elles apparaissent comme un accident isolé, qui reste inexpliqué, on les attribue quelquefois à la dentition. Dans la période torpide del’otite latente il est rare de les voir se renouveler, aussi est-il exceptionnel de les trouver parmi les accidents qui amènent à consulter. Par contre, c’est en recherchant plus loin, quelques semaines avant, que l’on retrouve ce symptôme qui parce que localisé et isolé, ne s'étant pas reproduit, n’a pas inquiété et semble n'avoir aucune relation avec l’état actuel dont il est trop éloigné ; et cependant un interrogatoire serré

Sur CEA

finit par montrer que c'est à cetle période que remonte un changement dans l’état du nourrisson, très discret au début et mettant assez longtemps pour en arriver à alarmer la mère ou l’entourage.

Les convulsions. que l’on rencontre au début de

.l’otite latente du nourrisson sont habituellement localisées.

Le type que nous avons relevé le plus souvent dans l’histoire de celte affection est celui des convulsions oculaires. Tantôt l'enfant à l’état de veille présente une fixité particulière du regard, que lon n'arrive pas ämodifier en attirant son attention, puis les globes oculaires se portent soiten position haute et avec déviation à gauche ou à droite ou en strabismeinterne : ils y restent quelques secondes. Après un retour momentané à la fixité dans l’axe normal de vision, tout redevient normal.

Cet ensemble de phénomènes peut ne plus se reproduire ou bien se répéter plusieurs fois en l’espace de quelques minutes.

Tantôt, mais rarement les convulsions portent sur les membres, les supérieurs se contracturant en flexion de tous leurs segments, les inférieurs au contraire en extension.

Nous n’avons observé les convulsions généralisées ou répétées que dans des formes d’emblées graves ou se manifestant dans la suite par des phénomènes méningés indiscutables.

Ne voulant pas entrer dans la discussion‘ qui sortirait nettement du cadre de cette étude, de la pathogénie de ces convulsions, nous nous conten-

terons de relater un fait que nous avons nettement constaté dans deux cas où existaient des convulsions qui se répétaient depuis 24 heures et, où la paracentèse pratiquée au cours des convulsions les ont fait cesser immédiatement pour ne plus se reproduire. Ces faits semblent prouver dans ces deux cas que les convulsions étaient d’ordre réflexe et non pas sous la dépendance d’une complication ou d’une extension cérébro méningée. D'ailleurs, la ponction lumbaire n’avait révélé ni exagération de la pression, ni modification de la formule cytologique ou de la composition chimique du liquide céphalo rachidien. Les convulsions s'étaient reproduites sans modification de la fréquence ou de Pintensité après la ponction et‘ disparurent dès lévacuation du pus.

On sait la fréquence desconvulsions dans les quelques heures précédant la mort des nourrissons, on les trouve d’une façon à peu près constante dans l'observation des enfants chez lesquels l’autopsie révèle de façon indéniable l’existence d’otite. Ceci, étant posé comme fait, sans vouloir discuterici de la part de Paffection auriculaire dans la genèse des accidents mortels.

Les vomissements. — En dehors des troubles gastro-intestinaux, cause ou conséquence de l’otite, on les rencontre peu à l’état isolé au cours de l’otite du ndurrrisson. Tantôt c’est au début de l'affection, le nourrisson à 3q°, 4o°, il vomit comme il le ferait au début de n’importe quelle pyrexie. Plus rare-

ment, en dehors de véritables réactions méningées, complications de l’otite, mais cependant dans des formes graves, on peut rencontrer des vomissements répétés. Dans ce cas, ils n’ont aucun rapport avec l'alimentation, sa nature et son horaire.

Le nourrisson vomit quand on le change de posiüon, au moment où il se réveille. Dans un de ces cas où l’examen du liquide céphalo-rachidien ne révélait rien d’anormal, où l’acétonémie n’était pas en cause, où la seule lésion décelable cliniquement était une otite latente double, le traitement local amena en quelques heures la disparition des vomissements répétés, quoique l’alimentation normale ait été reprise, aussitôt le diagnostic posé.

Enfin, le début des otites graves peut être marqué par un tableau clinique rappelant absolument la méningite, avec raideur ou au contraire mollesse de la nuque, et vomissement du même type que ceux que nous avons signalés plus haut.

Tantôt il s’agit de simple réaction méningée avec hypertension du liquide céphalo-rachidien sans modification qualitative, tantôt les événements se brusquent et la mort survient en quelques heures, dans ces derniers cas l’autopsie révèle exceptionnellement une méningite purulente; beaucoup plus fréquemment, un œdème méningé et cortical consi-

dérable.

Troubles digestifs.

Ils sont certainement parmi les plus fréquents. La diarrhée se rencontre dans les 3/4 des cas d’otite

Si

latente que nous avons eu l’occasion d’observer, mais à des degrés extrêmement variables. Cest au début une diarrhée peu abondante, avec quelques selles mélangées, un peu glaireuses, plus rarement des selles vertes.

Elle semble due au fait que ces nourrissons sont des pyophages, mais quoiqu’au début, quand la trompe est encore perméable, le pus de la caisse soit déversé dans le tube digestif, il semblerait vrai-. ment exagéré d’incriminer uniquement l’otite mais plutôt l’infection rhino-pharyngée qui entre pour une quantité beaucoup plus appréciable dans la quantité des produits septiques déglutis

Les diarrhées profuses, cholériformes que les observations de M. Rexaup. reproduites dans la thèse d’ArBecrier, révèlent comme fréquentes, nous semblent exceptionnelles Nous ne les avons jamais rencontrées que dans des cas où l’apparition de l’otite nous à paru à la suite d'examens répétés régulièrement, comme nettement postérieure aux premiers troubles digestifs brusquement aggravés dans la suite. |

Peut-être, pourrait-on invoquer pour expliquer ce désaccord, le fait que le plus grand nombre des observations sur lesquelles est basée notre étude s’échelonne sur la saison d’hiver. Nous n’y voyons au contraire, qu'une preuve de la rareté des faits de cette catégorie. Si l’otite était le primum movens de ces troubles digestifs suraigus, ne devraient-ils pas être particulièrement fréquents à l’époque où les infections rhino-pharyngées et par conséquent

leur propagation tubo-tympanique sont incontestablement plus courantes : c’est-à-dire pendant la saison d'hiver.

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