MÉNINGITE
Elle tue le nourrisson en quelques heures et .cependant elle est souvent moins bruyante que certaines réactions méningées bénignes.
La raideur de la nuque et le signe de Kernig sont inconstants. Nous avons presque toujours vu au contraire, une flaccidité complète, un état comateux rapide entrecoupé de quelques convulsions. Dans les cas que nous avons observés, 1l n'existait même pas de vomissements, le type respiratoire se rapprochait du Cheyne-Stockes.
THrOMBO-PHLÉBITE.
Rare chez le nourrisson, elle est absolument latente, en fouillant l’histoire clinique des enfants qui en étaient trouvés porteurs à l’autopsie, on ne
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retrouve ni frissons, ni sueurs. Nous ne l’avions soupçonné sur le vivant qu’une seule fois où la température normale aux heures où on la prend habituellement, présentait dans l'intervalle des sautes de 37° à 41°. Dans ce cas, la fonction lombaire ne révélait qu’une hypertension considérable du liquide sans modification qualitative. |
BRoNCHO PNEUMONIES.
Nous n’en dirons ici qu'une chose, c’est qu’elles sont la complication la plus fréquente de lotite à cet âge. Plus des 3/4 des cas mortels lui sont impu-
tables. :
COMPLICATIONS EMBOLIQUES.
Elles sont beaucoup plus rares. Cependant nous avons observé deux infarctus pulmonaires et deux cas d’ostéomyelites et une arthrite purulente du coude, consécutifs à l’otite.
| SÉQUELLES DE L'OTITE.
Otites chroniques se réchauffant plus tard, surdité de l’enfance plus ou moins accentuée à type surdité de transmission, sont parmi les séquelles courantes de l’otite du nourrisson.
Quand à la proportion des sourds-muets qui doivent leur infirmité à cette cause, nous ne pouvons aborder la question. La fréquence de lotite latente, la possibilité de la guérison (quoad vitam) nous permet simplement de supposer qu’elle doit être assez considérable.