DIAGNOSTIC
Les dehors multiples de Potite du nourrisson n’en facilitent pas le diagnostie, et la gravité de Paffection nécessite qu'il soit précoce, pour ne pas se réduire à une constatation purement platonique.
Seul examen otoscopique pérmet de le poser de façon sûre, non sans difficultés d’ailleurs. Si les images typiques s'imposent avec évidence, toute une série d’autres aspects prêterait à discussion si l’interprétation n’a pas pour base un certain nombre de règles formelles.
1° S'assurer une vision totale et nette de la membrane par un nelloyage complet du conduit et par l'utilisation pour l’examen de spéculums spéciaux.
2 Ne pas baser un diagnostic sur un examen fait immédratement après le nettoyage du conduit, ou pendant que l’enfant crie.
3° Tenir compte beaucoup plus des MO Écaitérs de coloration que des modifications de relief du tympan
4° Considérer que la présence de la tache lumineuse est constante sur le tympan normal : tant qu’elle persiste 1} n’y à pas otite, dès qu’elle à dis-
paru, même en l'absence de toute modification de relief, l’otite est certaine.
5° Ne pas se contenter pour baser un diagnostic de modifications localisées de la membrane.
6° Comparer les images de deux côtés, point par point, permet souvent de percevoir une modification inappréciable à la simple vue d'ensemble d'un seul tympan.
7° Répéter l’examen à un jour d'intervalle quand l’état général n’impose pas une décision immédiate.
8 Se souvenir qu'il est beaucoup plus à redouter de laisser passer inaperçue une véritable otite que de paracentéser systématiquement, tous les tympans vraiment douteux.
Malgré tout, le diagnostic de l’otite du nourrisson présente souvent de réelles difficultés, qui tiennent à ce que beaucoup d'images tympaniques anormales n’ont pas d’équivalentes chez l’adulte. Nous croyons nécessaire d’en rappeler les trois principales qui prêtent le plus souvent à erreur.
1° Le tympan de coloration presque normale sans tache lumineuse. |
> Les tympans jaunâtres, clairs, qui vus avec une lumière qui n’est pas franchement blanche ou suffisamment intense, n'apparaissent pas avec leur véritable coloration.
3° Les tympans « givrés » ou à surface gaufrée qui présentent souvent de fausses taches lumineuses: qui se distinguent de la vraie par leur localisation et leur multiplicité.
L'examen otoscopique et son interprétation sont
donc difficiles et demandent une grande habitude.
Aussi le médecin se trouve-t-il obligé d’avoir recours à l’otologiste. Quand le fera-t-il ? Malgré la fréquence considérable des otites chez les nourrissons, il est impossible aux pédiatres comme l’a dit l’un deux « de se faire escorter d’un spécialiste » chaque fois qu’il a à examiner un nourrisson. Aussi est-il important d'établir quelles sont les manifestations qui permeltent au médecin, en dehors de la
notion de fréquence, de songer à l’otite.