DONNÉES ANATOMIQUES
Malgré l’aridité d’un chapitre entièrement con- sacré à l’anatomie de la caisse du tympan et de ses annexes chez le nourrisson, il est nécessaire d'exposer au moins les RÉNIÉGUEN RSS de développement et de topographie; c’est à elles que sont dues en grande partie, la facilité avec laquelle à cet âge, se font les infections, et les anomalies de leurs manifestations.
Dès le quatrième mois de la vie intra-utérine, la caisse existe. Aux dimensions près, toutes les parties constituantes sont celles de l'adulte, mais l’extension de ses parois n’a pas encore englobé les osselets.
Caisse du nouveau-né. — A la fin du g° mois, la caisse a pris la morphologie du type adulte, mais à son ouverture, soit après ablation du tympan, soit en faisant sauter le tegmen, elle semble pleine d’un tissu muqueux très mou; aucune cavité n'apparaît. Aussi la plupart des auteurs ayant étudié la caisse du nouveau-né et du jeune nourrisson, parlent-ils de « bouchon muqueux emplissant la caisse », « de
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gelée », de «coussinet gélatineux » (Trôzrscu), de « magma gélatiniforme ». Ceux qui en étaient resté à un examen macroscopique, considéraient cette substance gélatineuse comme contenu de la caisse, ils la représentaient comme se résorbant d’abord à la partie antérieure et haute de lacaisse vers la trompe; pour persister plus longtemps au déclive et vers l’antre, Les histologistes et les anatomo-pathologistes ont établi la fausseté de cette assertion et l’inexactitude de la dénomination. L’exsudat est dans la muqueuse, la caisse a une cavité virtuelle dont les parois sont accolées; la lumière est écrasée, les épithéliums en regard, se trouvant rapprochés par le tissu sous-muqueux, infiltré, d’allure ædémateuse. Gellé compare d’une façon très expressive l’aspect de cette muqueuse à celui du chémosis que réalisent certaines conjonctivites. |
La résorbsion de cette infiltration se fait comme celle des œdèmes, les parties hautes se dégageant les premières. |
La plupart des auteurs, en particulier Gers, affirment que sa disparition est complète en quelques heures.
Cependant, nous avons constaté plusieurs fois sa persistance dans la partie inférieure de la caisse, surtout chez des enfants nés avant terme.
Conduit auditif externe. — Le conduit auditif externe présente comme particularité chez le nourrisson la minceur de ses téguments, la présence de plis sur lesquels nous reviendrons à propos de
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l’otoscopie, et enfin son obliquité souvent considé- rable. De plus les sujets malingres ou cachectiques semblent devoir à une hypotonicité marquée des muscles peauciers un affaissement des parois du conduit avec effacement notable de sa lumière.
La portion osseuse du conduit n'existe pas avant un an. Ceci entraîne la possibilité de dilater jusqu’au fond les parois du conduit, mais en même temps la possibilité de léser la membrane par l'introduction brusque d’un spéculum qu’un conduit osseux, rigide n’est pas là pour arrêter dans sa pénétration.
Tympan. — En sectionnant au ras du flanc osseux temporal les parties molles de l'oreille, on arrive presque sur le même plan que la membrane du tympan. On constate immédiatement la forme presque circulaire du tympan qui tranche par la pâleur sur la coloration plus foncée du voisinage roûgeâtre, qui appartient au cadre tympanique. L’anneau osseux présente en haut une solution de continuité correspondant à l’échancrure de Rivnus. L'existence de cette lacune nous semble jouer un rôle important dans la localisation haute et postérieure de certaines fistules du conduit. En ce point en effet, le tissu muqueux de la caisse se trouve en continuité avec le périoste externe de l’os et ce fait permet d’admettre la possibilité de périostites propagées de la caisse au dehors, tant que n’est pas faite la soudure de l’anneau brisé tympanique.
Dès la naissance, le tympan a atteint à très peu de chose près les dimensions qu’il aura chez l'adulte.