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DIAGNOSTIC

On voit combien serait long, l’examen d’une oreille s’il fallait pratiquer chez chaque sujet toutes les expériences que nous avons précédemment décrites.

En clinique les expériences de Rinne, Weber, Gellé, suffisent à renseigner dans une certaine mesure sur la nature de la lésion. Encore faut-il se méfier des réponses des malades qui induisent le médecin en erreur. Le patient inattentif ou peu intelligent interprète mal ses sensations, aussi faut-il le prévenir de l'importance de ses réponses au point de vue du diagnostic et du traitement.

Le diagnostic d’otite moyenne sèche est facile quand le Rinne est positif et le Weber du côté de loreille la plus sourde, mais la question importante est de savoir si le labyrinthe est pris, s’il a réagi sous l’influence de l'inflammation locale de la caisse, si l’otite sèche consécutive est accompagnée de panotite.

Dans les cas de panotite,les bourdonnements, intenses, insupportables, dans le début de la surdité, n’existent plus en partie, ils se sont progressivement affaiblis, le nerf auditif ne réagissant plus. Dans d’autres cas au contraire le malade n’éprouve pas la sensation de bouillonnement, mais il perçoit des bruits de cloches, des chants

d'oiseaux, des sons harmoniques et des hallucinations de

TH l'oreille. Qn peut noter en même temps, quoique rare-

ment, de la diplacousie dysharmonique et échotique.

Dans l’otite moyenne sèche la perception aérienne des sons graves est toujours affaiblie ou a disparu. Hartmann reconnaît quatre types principaux, basés sur la façon dont se comporte l’oreille à l'égard des diapasons à no-

tes différentes.

Type I. — Diminution dans la durée de la perception aérienne à-peu près égale pour tous les diapasons. On l’observe dans les affections de l'oreille interne et l'oreille moyenne ; mais daus les affections du labyrinthe, la per-

ception crânienne est mauvaise.

Type IT. — Perception aérienne mauvaise pour Îles notes graves, assez bonne ou normale pour les notes élevées. On observe ce type dans l’otite scléreuse ou dans l’otite moyenne suppurée qui a produit des adhérences, des ankyloses des osselets particulièrement de la base de l’étrier.

Type TIT, — Bonne audition pour les notes graves, mauvaises pour les notes élevées. S’observe chez les individus obligés de vivre dans un bruit continuel, chaudronniers, artilleurs ; presque toujours symptomatique

d’une affection labyrinthique.

Type IV. — Type intermédiaire aux précédents comprend les cas dans lesquels l'audition est bonne pour les notes moyennes, mauvaise pour les notes aiguës et graves. Hartmann range encore dans ce type les cas dans lesquels une note est perçue fausse c’est-à-dire entendue un demi-

ton ou un ton au-dessous de sa valeur, Les lésions des

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