‹ L'Otite Séche et Son Traitement ChirurgicalChapitre 19 sur 32 · Flourens. Recherches expérimentales sur les propriélés el · texte numérisé non relu

Flourens. Recherches expérimentales sur les propriélés el

fonctions du syslème nerveus. p. 440,

quérissent promptement par formation d’une nouvelle membrane au niveau de la fenêtre ovale.

En 1879, Pottier, dans sa thèse inaugurale sur le traitement de la surdité consécutive à l’otite moyenne purulente, fait connaître qu’un certain nombre de bons résultats a été obtenu par la mobilisation de l’étrier.

La même année, au congrès d’otologie de Paris, Miot et Moure font chacun une communication à ce sujet. Au congrès de Berlin en 1890, Stacke se déclare franchement contre l’ablation des osselets, en général, dans la surdité à marche progressive, et en particulier il rejette toute tentative d’extraction de l’étrier.dans la sclérose de la muqueuse de la caisse.

En 1892, au congrès de Rome, CI. J. Blacke rapporte 22 observations d’ablation de l’étrier et il en tire des conclusions contraires à l'opération. Sur ces 22 cas, en effet, il n’obtint qu'une amélioration, plusieurs fois il y eût aggravation de la surdité et production de bourdon-

.nements. ;

Schwartze, qui hésitait en 1890, pratique alors cette opération sur 6 malades dont 3 ont eu l’ouïe améliorée. En 1894, Burnett publie 3 observations d’après lesquelles il fit disparaître des bourdonnements et des vertiges par Pablation de l’étrier. Leroy dans sa thèse « sur le traitement Chirurgical de l’otite. moyenne sèche » s'attache principalement à la mobilisation de l’étrier comme étant le traitement le plus rationnel de cette affection.

Le chirurgien peut agir de trois façons au niveau de Vétrier. Si les adhérences qui immobilisent l’osselet au

niveau de la fenêtre ovale sont peu résistantes on arrive

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facilement à les rompre par la mobilisation; si la muqueuse de la caisse épaissie, tuméfiée, recouvre l’osselet que l’on voit à peine, il faut la détruire et libérer l’étrier c’est le désenchatonement ; enfin si [a platine est tout à fait immobilisée par des plaques calcaires ou osseuses on peut faire /’excision de létrier.

a) Mobilisation. — Les indications et contre-indications de mobilisation de l’étrier ont été nettement posées par Boucheron(1) etMiot (2),dans les cas où l’on veut faire la mobilisation à travers uneincision du tympan sans ablation des osselets. Mais nous avons vu que dans le plus grand nombre des cas la fenêtre ovale placée très obliquement en haut est inaccessible à la vue, cachée derrière le bord supérieur du cercle tympanal on l’aborde très difficilement par le conduit externe même avec la palette coudée de Politzer. C’est pour cette raison que nous croyons qu’il faut dans presque tous les cas effondrer le müûr de la logette ce qui donne plus de jour et permet d’aborder directement l’étrier.

Pour faire la mobilisation on se sert d’un stylet terminé par une palette qu’on introduit au-dessous de l’étrier, au niveau du ligament annulaire, en ayant soin’ d’appuyer la tige sur le bord du spéculum pour faire levier. On agit alors par petites pesées progressives de bas en haut jusqu’à ce qu’on obtienne de légers mouvements. Il faut

agir avec une certaine, douceur et ne pas trop insister

1. Boucheron. Congrès d’otologie de Bruxelles, 1888. 2, Miot. Congrès d’otologie de Paris, 1889. Miot. Revue d'otologie, etc., 189%,

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