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battraient du bélier dans la MM. d'Iberville et de Sainte- Hélène devaient monter à l'assaut et escalader
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la palissade avec le reste de la troupe sur un autre point. De cette façon, la garnison, réveillée en sursaut, ne saurait plus de quel côté donner de la tête.
En deux coups de bélier la porte fut enfoncée ; le chevalier de Troyes s'élança dans la place et ht ouvrir le feu dans toutes les embrasures de la tour située au milieu du fort.
Un canonnier placé à l'entrée de cette tour se préparait à charger son canon; M. de Sainte- Hélène lui cassa la tête d’un coup de fusil.
Quelques coups de bélier firent céder la porte de la tour qui s'ouvrit à demi.
‘“ Soudain, dit Léon Guérin dans s0ox /7istoire maritime de la France, d'Iberville, l'épée d'une main et son fusil de l'autre, se jette dans la redoute, mais comme la porte tenait encore à une penture, un anglais qui se trouvait derrière la referma et d'Iberville séparé ainsi des siens, ne voyant plus ni ciel ni terre, put se croire un moment perdu. Cependant son courage et sa présence d'esprit ne l'abandonnèrent point, il soutint une lutte corps à corps, dans l'obscurité, avec les anglais qui étaient là.
cendaient d’un escalier; il tira à tout hasard. Enfin
Il en entendit qui des-
la porte finit par tomber sous les coups redoublés
du bélier et les canadiens se précipitèrent au secours d'Iberville,
“ Les anglais, à demi-vêtus, implorèrent quar- Le fort fut remis aux environ deux
tier, et on leur fit grâce.
français. L'action avait duré
heures.”
Après ce premier exploit, qui leur avait si bien réussi, les Canadiens prirent un peu de repos dans le fort, où une meilleure nourriture les remit des fatigues de leur longue et pénible marche.
Le fort le plus rapproché de celui de Moose était celui de Rupert, sur la rivière du même nom, à l'angle sud-est de la baie James. La distance de Moose à Rupert était d'environ quarante lieues. Quelques soldats montèrent sur un petit vaisseau trouvé dans la rade et firent voile vers le fort Rupert ; le reste de la troupe traversa la baie en canot à travers des glaçons flottants, qui venaient du nord poussés par une bise glaciale. Pendant la traversée, ils aperçurent un vaisseau anglais qui se dirigeait vers l'est. Quand d'Iberville arriva devant le fort Rupert, à la nuit tombante, le vaisseau anglais venait de mouiller dans la rade à une portée de fusil.
Sur les onze heures du soir, quand on supposa que l'équipage dormait profondément, des éclaireurs furent envoyés à la découverte ; sur leur
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rapport favorable, d'Iberville résolut d'aller s'emparer de ce navire et de faire prisonniers tous ceux qui s'y trouvaient. Il partit avec deux canots montés seulement par sept braves chasseurs et put arriver auprès du vaisseau sans éveiller l'attention des sentinelles.
M. d'Iberville se hissa sur le tillac sans opposition, Les canadiens, comme des enragés, se précipitèrent dans les cabines. Le capitaine, réveillé en sursaut, voulut saisir d'Iberville au collet ; mais celui-ci qui était d'une force peu commune, lui asséna un coup de sabre sur la tête et l'étendit raide mort à ses pieds. Un matelot fut aussi tué dans le premier moment de résistance : tous les autres se rendirent à discrétion. Le gouverneur général de la baie d'Hudson se trouva parmi les prisonnniers.
“ Aussitôt après, dit M. de Catalogne, le signal “ de l'attaque fut donné contre le fort.
La porte principale fut vite enfoncée à coups de bélier. “ Mais à l'intérieur des palissades, il y avait un “ bâtiment où l'ennemi eut pu faire une belle ‘‘ résistance, s'il n'eut pas perdu la tête.”
S'il y avait eu là dix hommes solides, ils auraient battu les canadiens.
Le bâtiment à l'intérieur du fort était en pierre et très solidement bâti ; il avait quatre vuérites et un degré en rampe pour monter de plein pied, par conséquent le bélier était inutile.
La mousqueterie canadienne ne cessait de tirer aux embrasures et aux fenêtres ; les deux canons étaient braqués contre la porte.
Les assiégés attérés et affolés ne firent aucun mouvement. Une échelle conduisait sur le haut de la maison ; deux soldats y montèrent et par une ouverture pratiquée dans le toit ils se mirent à lancer des vrenades dans une salle qui donnait sur toutes les chambres. Le vacarme était épouvantable : les assiégés crurent un moment que l'enfer, avec tous ses diables, venait de tomber sur le fort.
Une femme, plus brave que les hommes, ouvrit la porte de sa chambre pour se rendre compte de la cause de cette tempête inattendue et imprévue.
À la lueur d'une grenade qui éclatait, le commandant l'aperçut et lui cria : Madame, retirezvous dans votre chambre. Il courut à la porte principale et l'ouvrit. D'Iberville se précipita dans la redoute avec M. de Catalogne et plusieurs soldats. D'un bond ils furent rendus dans la grande salle. À travers le bruit que font de tous côtés les assaillants, ils entendent des plaintes qui viennent d'une chambre voisine. Les canadiens, dans leu” costume de voyage, pénètrent dans cette pièce ; à la lueur d’une simple chandelle, ils avaient l'air de vrais bandits.
Un cri déchirant les salue : la dame qui avait ouvert sa porte quelques instants auparavant,
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