‹ L'Ouest canadien [microforme]Chapitre 56 sur 121 · CREME · texte numérisé non relu

CREME

LA COMPAGNIE DU NORD-OUESI 167 sans entrailles, et, pour défendre ce qu'ils appes lient leurs droils de commerce, is ne reculatent

devant aucun moyen, Du haut en bas, depuis le premier bourgeois jusqu'au dernier des servi teurs, tous étaient animés du même esprit,

En succédant aux traiteurs isolés, les membres de cette Compagnie se mirent en état de réaliser plus sûrement de grosses fortunes, mais le Nord- Ouest n'y gagna rien au point de vue de la morale et de la civilisation, Les sauvages furent exploités et démoralisés plus systématiquement, et les coureurs des bois continuèrent, comme par le passé, à s'abrutir par toutes sortes de vices, La suite de cette histoire le prouvera.

Les graves inconvénients, résultant d'une concurrence portée trop loin avaient préparé la for mation de la Compagnie du Nord-Ouest. Celleci, dès le principe, eut soin de fermer le Nord- Ouest à tout traiteur isolé, voulant faire le commerce des pelleteries sur le même terrain qu'elle, Ces marchands qui se formaient ainsi en société n'avaient aucun droit particulier. Tout sujet anglais pouvait y prétendre. [ls n'ignoraient pas que le fait de s'adresser au Parlement, pour obtenir un privilé re exclusif de commerce, eut été de leur part une démarche inutile. A défaut d'un titre légal, ils espérèrent garder ce monopole par la force et en payant d'audace.

La traite, qui avait été complètement ruinée

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