‹ L'Ouest canadien [microforme]Chapitre 58 sur 121 · COM · texte numérisé non relu

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chand seraient mis en commun et que chaque particulier aurait dans les profits une part proportionnée à sa mise,

Dès le commencement du printemps, les associés se rendirent au Grand Portage avec leurs lettres de créance ct là ils rencontrèrent ceux qui n'étaient pas venus à Montréal pour assister à la convention,

MT. Peter Pond, Peter Pangman et quelques autres se montrèrent très mécontents de la part qu'on leur avait faite et refusèrent de se

joindre aux autres. Cette difficulté inattendue

dérangea les calculs de Ta Compagnie naissante. Pour lutter avec avantage contre sa rivale qui allait se réveiller de son apathie sur les bords de la baie d'Hudson et sortir de sa tanière pour Savancer vers l'ouest, la nouvelle Compaenie avait besoin de toutes ses forces et de tous ses hommes, añin de s'emparer immédiatement des postes du nord et de l'ouest. Pangman, et Pond étaient des hommes habiles, énergiques et habitués avec les sauvages : ils pouvaient nuire beaucoup à la Compagnie du Nord-Ouest en attirant à eux les serviteurs de celle-ci et en indisposant contre elle les vendeurs de fourrures. \Mais, d'un autre côté, céder immédiatement aux réclamations de quelques mécontents, c'était aux veux des chefs ouvrir la porte à une foule d'in-

convénients pour l'avenir : ils préfèrèrent accepter

la lutte dans l'espoir que l'opposition ne durera pas longtemps. fallut chez les dissidents une audace peu commune pour se poser en face d'une ( ompaonie bien OTCANISÉC comme Pétat celle du Nord-Ouest, ayant à son service toute une armée d'employés.

Pancman et Pond descendirent à Montréil pour s'entendre avec une maison de commerc qui leur fournirait des marchandises pour Ertrait La maison Gregory et Mebeod accepta leurs propositions et méme prit des parts dans Ki nou velle Compagnie,

Au printemps de 1785, Pangiman et Ross sc rendirent de bonne heure au Grand Portave pour v choisir un site avantageux, y bâtir un magasin et des hangars. Leurs associés allèrent les rejoindre au mots de juin. Le dessein de la Compagnie du Nord-Ouest était de pénétrer ime médiatement jusqu'au fond du nord pour v élever des forts et couper d'avance le chemin à la Compagnie de La baie d'Hudson. Depuis un siècle, tous les sauvages d'Athabaska et File à la Crosse

avaient toujours porté leurs pelleteries à cette

Compagnie sur les bords de la mer. On a vu À

qu'en 1775, M. Frobisher les avait rencontrés à È

la rivière Churchill au portage de traite, et les avait décidés à lui vendre le produit de leur chasse : mais, depuis lors, ils avaient continué :

faire le long voyage à la baie, Les plus belles

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