CHAPITRE V
ccuper de
un nomint | Fa SOMMAIRE,
mmandant
ce district. I qui servait R Nos voyageurs canadiens des pays d'Én-Faut, — Leurs engagements au ( : €
nt et ne le
4 service de la Compagnie du Nord-Ouest. —Les embaucheurs,
Départ de Montréal sur les canots.—Le voyage.—kRude travail
Ôtes auquel les serviteurs sont soumis. — Regrets d'avoir quitté le Canada et le fover domestique,—Arrivée à la Rivière Rouge,
qu'un saut
ie pour que : Pr , | Nos voyageurs engagés à la Compagnie du vendu ses | ee .®8 5
ee Nord-Ouest, s'établirent presque tous dans les
un cr ; T> . ,» « ; a pays d'En-Haut ; ils épousèrent des femmes enes Elalc M ‘ k | nr indiennes, et leurs familles formèrent la souche ux actes de du peuple métis. Comme ces voyageurs cana-
| diens jouent un rôle important dans l'histoire du e commerce
r dire qu'elle nadiens qui le fut plutôt
matérielle:
Nord-Ouest, 1l est nécessaire de leur consacrer
un chapitre spécial pour les faire connaître au lecteur.
Ce qui contribua beaucoup au succès de la Compagnie dans son commerce avec les indiens, ce fut le personnel dont elle eut soin de s'entourer. La presque totalité de ses serviteurs furent des | canadiens-français. Elle les préférait, pour plu- | sieurs raisons, à ceux de toute autre nationalité. à [ls Ctaient braves, hardis, persévérants et habiles M dans les voyages à travers les déserts Ils savaient
mieux que n'importe qui se tirer des plus mauvais pas. C'étaient aussi de très adroits chasseurs : sous ce rapport, ils n'étaient pas inférieurs aux indiens. Ceux-ci les admiraient et leur donnaient leur confiance, Mais ce qui leur gagnait l'affection des sauvages, c'était leur franchise et la grande facilité avec laquelle ils apprenaient les langues indiennes. On comprend que de tels serviteurs étaient précieux pour le commerce de la Compagnie ; aussi elle n'épargnait pas ses promesses pour se les attacher.
Chaque printemps, dans la ville de Montréal et sa banlieue, quelques semaines avant le départ des voyageurs, elle avait des embaucheurs à l'œuvre pour recruter les novices.
Les vieux trappeurs, qui avaient déjà vu le Nord-Ouest, se réunissaient à la ville, où étaient les grands entrepôts de pelleteries, pour préparer les provisions et les chargements des canots. Pendant une quinzaine de jours, ces vieux loups du Nord-Ouest avaient une suite de fêtes et de divertissements. Ils invitaient tous leurs amis et faisaient bombance. On eut dit qu'ils tenaient à dépenser jusqu'à leur dernier sou et à partir le
gousset complètement vide.
La boisson, pendant ces jours, coulait à flots et le soir il y avait bal. Chacun y racontait une histoire, vraie ou fausse, d’un fait passé dans les