‹ L'Ouest canadien [microforme]Chapitre 77 sur 121 · TU · texte numérisé non relu

TU

M l'acquisition des territoires du Nord-Ouest en 1870.

des fourrures sur toute l'étendue du territoire dont les eaux se jettent dans la Baie d'Hudson. Personne pendant un siècle et demi ne lui avait contesté la validité de cette charte.

La Compagnie du Nord-Ouest ne jouissait d'aucun privilège de la part du gouvernement, mais, comme depuis vingt-six ans, (de 1784 à 1810), elle s'était d'elle-même posée comme reine et maîtresse de tout le commerce de l'ouest, elle prétendait avoir tout autant de droit que la Compagnie de la baie d'Hudson appuyée sur sa charte. Avant de conclure sa transaction, Lord Selkirk avait soumis la charte de la Compagnie à l'examen des plus savants jurisconsultes de Londres et cinq d'entre eux lui avaient répondu que la concession du sol exprimée dans la charte était valide et que cette concession renfermait tout le pays dont les eaux coulent vers la baie d'Hudson.

C'était appuyé sur l'opinion de ces hommes de loi que Lord Selkirk avait conclu son marché. De son côté, la Compagnie du Nord-Ouest consulta plusieurs avocats qui lui donnèrent des réponses assez favorables à sa cause. Elle s’autorisa de ces opinions pour déclarer à sa rivale

- qu'elle se moquait de sa vieille charte poudreuse

etqu'elle n'en tiendrait aucun compte à l'avenir.(1)

(1) Cette légalité de la charte accordée à la Compagnie de la baie Hudson a été de fait reconnue par le gouvernement canadien dan

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