‹ L'Ouest canadien [microforme]Chapitre 80 sur 121 · RES PRÈS APR ISAER · texte numérisé non relu

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LA COMPAGNIE DU NORD-OUEST 217 district, si les colons s'en trouvaient plus tard dans un besoin urgent. De cette façon, la Compagnie ne pouvait pas dire qu'on la dépouillait sans nécessité. Rien ne paraissait donc plus raisonnable qu'un tel arrangement ; cependant, quand il fut soumis aux agents supérieurs, ceux-ci refusèrent de le sanctionner et de plus donnèrent ordre à leurs traiteurs de ne tenir aucun compte de la proclamation et d'exporter de la Rivière Rouge toutes les provisions qu'ils avaient en leur possession ainsi que toutes celles qu'ils achèteraient des sauvages.

La Compagnie du Nord-Ouest était bien aise d'avoir l'occasion d'engager une guerre ouverte. Depuis un an, elle écrivait des lettres à Lord Selkirk, en Ecosse, pour le prévenir que les sauvages menaçaient de ruiner sa colonie et d'en chasser les habitants. C'était un moyen habile de masquer son jeu, et de mettre plus tard au compte des sauvages les actes odieux dont la Compagnie allait se rendre coupable. Lord Selkirk redoutait moins les indiens que les agents de la Compagnie ; néanmoins, il crut prudent d'envoyer des armes au fort Douglas, afin de mettre le gouverneur en état de protéger ses colons, si, en réalité, les indigènes manifestaient de mauvaises dispositions à leur égard. Nous donnerons plus loin le témoignage d'un chef

indien déclarant devant les tribunaux que des

Bourgeois de la Compagnie lui avaient offert 4 fortes récompenses, s'il voulait faire la guerre aux

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colons de la Rivière Rouge. Pour le moment

revenons à ce qui eut lieu après la proclamation,

Pour indisposer les traiteurs libres contre le

colons et surtout contre le gouverneur Macdonel]

les agents de la Compagnie du Nord-Ouest leur

dirent que la proclamation était un acte de

tyrannie contre les indigènes qui étaient le

maîtres du pays ; que c'en était fait de lew

liberté, s'ils se soumettaient à un tel ordre «t

que bientôt les blancs iraient jusqu'à les chasser de la Rivière Rouge. Il n'en fallait pas plus pour les irriter et leur faire prendre les colons en

aversion.

Après quelques mois, le gouverneur Macdoncl|

voyant que non seulement la Compagnie du EN Nord-Ouest, mais aussi les métis et les traiteurs Be na libres exportaient les provisions du district et EN de

que bientôt il aurait de la peine à s'en procurer bru

résolut d'agir avec rigueur pour reprendre une

fois

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