CS
de la Rivière aux Anglais. Je suis bien aise de
vous dire que les métis sont tous d'accord et prêts à exécuter nos ordres.
Ils ont en vOyÉ
ici un des leurs, pour connaître l'état des choses
et pour savoir s'il était nécessaire qu'ils vinssent
tous. Je leur ai fait dire de se trouver tous ici vers le milieu de mai.
“ Je vous recommande de dire à Bostonais de
tenir les métis bien unis ensemble ; quant à
ceux qui sont ici j'en répond, excepté Antoine
Houle que j'ai battu ce matin et que j'ai renvoyé de service.”
CS en
CUTBERT GRANT.
Le même jour, il écrit à Dougald Cameron au Sault Sainte-Marie,
“ Les Bois-Brûlés du fort des Prairies et de Fi “Ja Rivière aux Anglais seront tous ici au prin- q;
“ témps ; J'espère que nous l'emporterons haut pi “Ja main et qu'on ne verra plus dans la Rivière d “ Rouge de gens à colonie. Les traiteurs aussi c “ décamperont pour avoir désobéi à nos ordres U “le printemps dernier. Nous passerons l'été st “aux Fourches (1) de peur qu'ils ne nous jouent R “le même tour que l'été dernier de revenir d “ encore ; mais s'ils le font, ils seront reçus üe la si “ bonne manière.” OL
Ces lettres, interceptées par Colin Robertson, m nétaient pas les seules preuves de ce qui se nt tramait contre la colonie. Au mois d'octobre, co Duncan Cameron avait réuni dans le fort Gibral- Ve tar ses commis et ses serviteurs, pour délibérer at sur les moyens les plus sûrs à prendre afin de SE chasser les colons du pays. Peter Pangman, Ë dit Bostonais, rapporta quelques jours après à E un canadien du nom de Nolin le sujet de ces co délibérations. Pangman était d'avis d'agir immé- “a diatement, seulementilne trouvait aucun prétexte ha plausible pour commencer les hostilités. ”
Pendant tout le reste de l'automne, Duncan q Cameron, malgré sa parole jurée, ne cessa de Si
travailler à jeter le découragement chez les fer-
miers écossais, et à les attirer à son fort. Il
(1) Ils appelaient la Rivière Rouge à l'endroit de la colonie: Zes
l'ourches,
iries et de ici au prinerons haut la Rivière teurs aussi nos ordres erons l'été ous Jouent de revenir reçus de la
Robertson, ce qui se d'octobre, fort Gibralir délibérer dre afin de Pangman, rs après à jet de ces agir imméan prétexte és.
1e, Duncan e cessa de hez les fern fort. Il
la colonie : Zes
possédait dans le fort Gibraltar une assez grande quantité d'armes volées aux colons lors de la prise du fort Douglas. Dans le cours du mois de mars, Colin Robertson résolut de tenter un coup de main et de s'emparer du fort Gibraltar. Un dimanche soir, vers les six heures, il descendit sur la glace et en suivant les détours de la Rivière Rouge, il arriva sans être aperçu à l'embouchure de l'Assiniboine. Il était accompagné de plusieurs colons. La porte du fort Gibraltar était ouverte ; Robertson s'y précipita les armes à la main avec tout son monde et en quelques minutes il avait fait prisonniers Cameron et ses commis. Pour n'avoir plus à redouter de tels voisins, il rasa les pieux du fort, et fit transporter au Fort Dougias, les armes, canons et fusils qui se trouvaient là. Quant à Cameron, il l'envoya à la baie d’'fiudson pour le faire passer en : les commis furent tous remis en liberté sur parole qu'ils resteraient tranquilles. C'était un coup hardi que venait de faire Robertson, mais il
Europe à l'ouverture de la navigation
savait, par les nouvelles qu'il recevait du nord, que la colonie était vouée à la destruction et qu'il n'avait rien à perdre en prenant des mesures énergiques immédiatement.