ACTE QUATRIÈME
Le port de Goël, un petit port rocheux, que protège une digue rudimentaire, faite de pierres amoncelées; et, au loin, la mer semée de brisants, mais par un admirable ciel bleu qui fait étinceler les eaux. Dans le fond, on aperçoit la passe étroite qui s’ouvre sur la baie de Grâce, dont un coin des puissantes verdures apparaît. Là, derrière un promontoire qui cache la coque, émergent les voiles du navire, que va gonfler le bon vent du départ. A droite, la maison de Marianne, avec sa terrasse et son escalier, descendant à la mer. A gauche, de grands rochers, nus et fauves. Au lever du rideau, toutes les barques de pèche viennent do quitter le port; et l’on voit le vol de leurs voiles blanches, qu s’en vont, se rapetissent et disparaissent.