SCENE VI
GERMAIN, jniii JENNY.
GERMAIN
Pour plu* de sûreté, je l’enferme. Ce petit rustre est tellemenl rageur... je le rejoindrai en faisant le tour... A présent que c’est fermé par ici, allons ourrir par là. (Il ouvre à gauche.) Venez, Jenny, renex.
JBNNY
Avec qui donc avez-vous causé si long-temps, monsieur Germain? ce n’était donc pas le palefrenier? Il me semblait que cette voix ne m’était pasjneonnue.
germain, à part.
Diable! (Haut.) Cette voix vous est totalement étrangère, Jenny... c’est celle d'un ami de M le comte, d’un jeune baron que le mauvais temps force de s’arrêter ici, et qui vient lui demander à souper sans façon. (A part.) Ce que je dis là est adroit.
JBNNY.
Le'comte reçoit du monde.'. Oh ! alors, ma place n’est plus ici... je ne dois pas rester.
GERMAIN
Encore! (A part.) Ce que j’ai dit n’élait pas adroit.
JBNNY.
Je ne veux pas être vue de tous ces jeunes sei-
* Jenny, Germain.
L’OURAGAN
gneurs qui se fout un jeu de la réputation des femmes. Être en butte à leurs plaisanteries,àleurs suppositions insultantes... Non, non, décidément je ne verrai pas le comte.
Vous êtes terrible, Jenny! vous voulez... vous ne voulez plus... vous revoulez, et puis vous ne revoulez plus!... mais soyez donc tranquille... le comte vous recevra toute seule... il n'a pas envie de vous montrer à ses amis... pas si bête !
JENNY
N’importe!... Tenez, monsieur Germain... je n’ai que de tristes pressentimens... Je ne sais ce qui se passe en moi , mais une voix secrète semble m’avertir qu'il y va de mon bonheur en restant ici plus long-temps... Ne me retenez donc plus* ; car, dussé-je retourner à pied à la ferme, seule, à cette heure... .j’y veux aller... je veux partir!...
Musique. — Elle va prendre sa manie pour s'éloigner; le
Comte parait au tond et l'arrête ; sur un geste du Comte,
Germain s'éloigne après ces mots.
JENNY **
Le comte !
GERMAIN, à pari.
Enfin !... 6 hasard ! veille sur elle et sur moi.
Il salue et sort.
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