ÉTAT
Dies
F3 à longtemps,
L'ovraovAR SUPÉRIEUR 287
Or, rien a'est plus dial, dans un immense pays comme le nôtre, couvert en majeure parte de forêts où un grand nombre d'Indlens, et même de Canadiens vivant de la vie des bois, n'ont pas d'autre moyen de subsistance que a chasse. I] fandrait toute une armée de gardes-forctiers! comme dit M. Montpetit Roconnaissons toutefois que l'éveil à été donné, que les clubs de dhasse font. des eforis très louables et que les mesures prises pur l'autorité, dans ces années dernières, ont eu une efencité réelle dans um certain nombre de cas,
Ge n'est pas la chasse proprement dite qui dé peuple nos forêts, mais c'est l'extermimation, fruit de ln recherche effrénée du Juere et du gain
Dep prier tt go le opona ae ont able se Canada" dit cbr explrteur Alcrandre Muse, A prb pags de on joua, le unes dre altaries at devenu de a pus grande apart pont ent oui. Les Antares ét alors grand name, q'eneugés pe a Caen à pour a animaux dont feras de prie, À en ere entité l'os autos des more di me, Ti aient à a ul, A atroce an Fa à mai eme Eat qu ax dont chaleur dv in pour a mes, ee pau our vtr.
“La ons ne tnret ur ner a mate qu viaieet ducs Leur vas, à pénrr des l'intro du paye, Quelques: Vo d'en eux ssompagnhnt même rent des pal de bac. aus ce onraent mora dcoutuner Je ban esurague de pla dlgrée de loue éblmmnts à venir y vendre des
288 L'OUTAOTAIS SUPÉRIEUR
Il n'y à paa Longtemps les enstors étaient encore en grande abondance dans le pays situé autour du lac Kippewa. Depuis que les blancs y ont pénétré, et à mesure que les ‘bantiers” ont angmenté en nombre dans la forêt, les castor ont à peu près dise paru de ont région, et l'Indien, de prospère et indé. pendant qu'il était naguère, y est devenu le plus misérable des hommes, Néanmoins, quoiqu'il rcule toujours, au fur et À mesure que la colonisation et l'industrie forestière avancent, le. caslor est encore nombreux, 8t constitue avec la loutre, le vison, la martre et le remard, le principal appoint du commerce de fourrures,
An mois de septembre, les Indiens arrivent en foule au fort de Témiseaniingue, Da viennent s'y approvisionner de munitions, de. vêtements, d'effets, de vichuilles de toutes sortes, puis ils partent pour leurs territoires de chasse, et on ne les revoit plus qu'au mois de mai suivant, Il vont ana loin qu'ils
Je peuvent, à la recherche des animaux, dont quel. ques espèces diminuent il es vrai, mais moins encore qu'on ne serait tenté de le croire. Co qui diminue a plus, d'est le nombre des Indiens eux-mêmes.
ar du été, té en s dise indé plus rocule on et om, ls
ot en nes} cts, pour plus qu'ils quel
L'ouraovaIs surf ta 289
Ces pauvres guus ne s'accommodent guère. mieux
es progrès de la colomiation que les animunx aux. quels ils font le guerre pour le profit des bancs. Avec eux disparaltra Je Eypa le plus pittoresque, qui
tranche sur la ftidionse anifovmité des popolations nordaamnéricuiues. En même tem que les plus in
prévoyants des hommes, ils sont les plus probes, les
plus üm et les plus oonfants. Ce caractère est cui de toutes Les tribus indiennes, à très pen d'exceptions près. Mackenzie mconte que M, Pond, un
glais qui fusatent le commerce de ns le pays d'Athabacks, ayant
des marchands pelleteries,en 1780, à
acquis, ur l'échange de sex marchandises, beaucoup lus de pelléteres qu'il ne Ii en fullit pour charger ses canots, fut obligé de déposé tontes celles qu'il ne
put embarquer, dans une des cabanes qu'il avait
construites pout passer l'hiver; et Wqu'il y re-
touraa l'année suivante, il le trouve dans le même
ut où es avait Iissées.
Eu Canada, le modèle jur excellence de l'honnêteté indienne, 'est Je sauvage tôt qi ait Suint-Maurice, Quoique soumis aux
en occupent guère;
houle 6 territoire 0 Lois, es mais ls ont entre eux certaines eouve
ms les guorent à
ions qui les
Hient bien plus étroitenent que ne le feraient toutes
Les lois du monde, et auxquelles ils obéissent bien plus
290 L'OUTAOUAIS svPÉRIEER fidèlement. Par exemple, si arrive à l'un d'eux de passer aur le terrain d'un autre, et qu'il y fasse Ja rencontre d'un anstor, peut Le er et Le manger, ai
a faïm le presse; mais il doit en porter là peau au
poste le plus voisin et déclarer qu'il a tué l'animal sur le terrain d'un tal, Plus tard, le commis du poste remet À celui-ci la eau qui lui à été confie, Cette convention ue s'applique pas à l'rigaal qui est com sidéré comme un animal errant, la propriété de celui qui l'bat, Si vous Éxes bun, généreux envers l'un d'eux, lee sanvages le sauront tous en un clin d'œil et vous seront dévouda sans restriction ni aribre-pensée. Mais, en revanche a n'oublieront jamais le moindre rai que vous leur augpz fuit. C'est grâce à ses pro efés humains, à eu droitare, à ea manière d'agir souvent paternelle envers les sauvages, qu la Come pagnie de la baie d'Hudson a pu tenir ai longtemps mous sun contrôle un aussi vaste territoire que le sien. Mais la confiance du sauvage ne s'oxerce qu'au sujet des choses qui sont à la portée de su intelligence; il 2e refuse abuolument à croire ce qu'il n6 comprend pas, ce que me lui atteste pas le témoiguage de ses yeux, où de la trudition où des no Bons communes, M. Rankin, facteur de le Con pagnie de la baie d'Hudson au Témiscumingue, nous raeontait, lors de notre passage, qu'il n'avais jamais pu faire’ entrer dans la tête de plusieurs Indiens
L'OUrAOUAIS SUPÉRIEUR
qui l'écoutaient, qu'il avait. parcourn soixante-dix milles en trois heures. L'iéo d
était bexncoup trop compliquée pour l'inteleet à ses auditeurs, qui n'auraient jamais pu imaginer que leur Manitou Ini-mêne fû1 ‘ea able de conduire une locomotive.
Un spoctacle curieux, ct qui donne Ja mesure de Ja nature enfantine des Indiens, c'est leur arrivée au poste, après laure Longues course d'hiver à Envvers es forêts, 11 faut les entendre raconter ce qu'ils ont va, ce qu'ils ont fut, et leurs fatignes et leura privee Lions et leurs long jules, et ls histires, loué plus rpaériles les unes que les autres, qu'ils ont recueillies en chemin où dans lesquelles ils ont figuré eux raêmes, la plat du temps d'une munière un peu merveilleuse, bien entendu ! Au fur et à mere qu'un nouveau ounot arrive an poste, tons les au.
vages qui sont déjà arrivés acoanrent an-devant de
ui, et alors renmimencent les mêmes histaires, aug
mentées de celles qu'apporient les derniers arrivés. (Ce sont des joies, des rires, des étonnements, des exclamations, des pantomimes les plus expressives, à propos des plus petits incidents, des épisodes où des
ards les moins drumatiqaes, Le commis du poste leur donne à chacun une “lorquette” de tabac ct une pipe; is ellument un grand fou sur la rivage, s'asseoient autour les jambes croisées, ét prolongent
202 L'ouraovus surÉRIU
jueque bien avant dans le muit les r'ots auxquels la s'amusent et
aux contes de leurs bonnes. Le
faire leurs emplettes au magisin du poste. Ce magasin est bien, en vérité ce qui peut leur con. venir le mieux, | On y voit toute espèce de choses, jusqu'à des peaux de lapins mois, li plus grande des rareté. On y trouve les avticles de confection les plus variés, tous d'excallente étofe, ce des couvertures de line qui se vendent douxe dollars la pièce, et sont fabriquées spécialement et uniquement pour la Compagnie de le brie d'Hudson. Les Indiens achètent tout ce qu'ils peuvent avec le produit des peaux qu'ils ont apportées. Ils font emplette des étoiles les plus belles et les plus coûteuses, ainsi que des plus riches fanelles pour les doubler. Rien n'est trop beau pour eux. a brflent de pouvoir dire à leurs aguaus, en les rovoyant au wigwam, qu'ils leur apportent cs qu'il y avait de plus cher et de plus éblouissant dans Le magasin, en même temps que es qui les rendra magnifiques eux-mêmes, au jour do la grande fête annuelle C'est là le seul plaisir que œus pauvres gens ont pendant toute année ; mais voi que cela même va disparaitre bientôt devant la marche de le civilisation, comme ont dispara du sol de l'Amérique des nations entières d'Iadiens, dont on ns trouve plus le souvenir que dans les romans de Fenimore Cooper.
L'ovraogas supémaen
Le for de Témiscumingue, nous l'avons vu oi.
dasans, a été fondé i y a eent trente ans. Il a toujours été un. poste très important, à le le de doure petits postes intérieurs, jusqu'à ce que M. Rankin ait, en L883, transporté à Mattawa le quartier général du district de Témiscamingue. Nous disons “district” parou que d'est IA le nom que le Com. pagoie de la baie d'Hudson donne aux divisions régionales de son immense territoire. Dans chaque division, 11 y a un quartier général où demeure le facteur de la Compagnie, et auquel 8e rattachent un certain nombre de postes secondaires écxblis dans Ia
division. C'est ainsi que se trouvent compris dans le district de Témiscamingue la suns-division d'Abbitibi, celle du Grand-Lae, celle du lee Barrière, celle du
lac Ténogami, ete, toutes contenant, des postes ou for” rattachée à l'établissement principal, sous la surintendance du facteur, qui est un. des uficiers supérieurs formant le conseil de la Compagnie de la baie d'Hudson. (1)
Gi La Compagnie de De ie d'Hudion poule pus de ont oguante énbemente en pres qui Réomatent M Fenel de 28 Garon, 9 comis prmquee (hé dre re, où qe l'on
204 L'ouraogas surérreuR
Depuis la construction du chemin de fer du Pack. fique, la malle se rond au Témiscamingue une fois par semaine, Avant cotte époque et jueqn'à l'an dernière, était Le omis du fort qui régevait Ia male et qui distribuit les lottros dans lee différents
vestes du distrit. 11 préparait aussi la malle de
Moose-Factory, ui se trouve. Le dernier bureau de ste de la Compagnie, dans le nonl, et l'expédiait vis fois par année, le printemps, l'automne et Vhiver, par dex hommes qui faisaient cette couree de trois cette milles à la raquette. Chemin faisant, le courrier luiseait ne partie de sa malle au fort À à cent milles environ de celui de
puis l'année dernière, il « été établi un bureau
baie des Pères, spécialement pour les
résidents de l'endroit ct les coluns des cantons nvoi:
Euro, deux ae pr uns, a ibn ua de parte,
L'ouraouars SUPÉRIEUR 295
Jadis, le territoire autour du fort, jusqu'à une ocrtaime distance, aveit, dans les documents officiels et aur la carte du Canada, le nom de * canton” de Témiscamingne, comme on pont le constater eur
une carte de 1853, conservée an poste, et portant la rubrique: Tounahip of Pemiscaming, Area: 67,520 actes. Oroun Lande Department, Toronto, qui, traduit en français, signifie : Canton de Témison mingue ; auperfcie, 67,620 acres. Département des ‘Terres de la Couronne, Toronto. (1}
TD Tarot état lan, altrrativement ave Quibe, capitale Au deux provips da ant as Canal amis sens où sd gaurerement. Aron co deux province, ant rte, À l'exception de» de Temesaure, d'un cetélénion qi em
vu na Lots ration Eramrigue, port proces ls
eu noms de proie, de Qué ee de rotin d'Ontarie
UN NOUVEAU PROJET
Nous sommes en pleine êre de chemins de fi.
Les projes aucoblent aux projets, les lignes nou. velles aux anciennes, ét, sur divers points de leur parcours, les embranchiements viennent. 'articuler, comme les membres au corp, pour compléter ce ré.
au destiné avant tout à ouvrir à la colonisation et à lin vie des régions qui n'ont en jusqu'à précent que des moyens de eommunieation rudimentaires
Des entreprises considérées comme réalisable ont
été exéoutées. Longtemps on avait era que le li: mat du Canada opparerait des obstacles tonjours in. surmontables à l'extension des voies fertées dans toutes les parties du pays indistinctement, 6, À plus forte raison, dans le nord, où i n'y avait pas à douter} disaion, que la rigueur des hivers ne rendit touts 2 exploitation de chemin de fer impossible
Mais, en mémo temps que les voies nouvelles, voici que se dessinent des horisons nouveaux, Un
L'ovrovars"suPbRIEUR
champ étroit, où l'on marchait à têtons, incertain de sa voie et du but à attaindre, est devenu, en peu d'années, an champ iliruté où les conceptions les plus hardies s'exereeut Librment, sans étonner por. sonne. Qui n'a présent à le. mémoire le douloureux enfantement da chernin de fer du Nord, et les combats acharnés qui se livrèrent autour de son berceau ? Qui ne se rappelle l'inrédulité, la malveillancs, les attaques grossière et violentes qui acoueillirent là Compagnie du chemin de fer du lue Saint-Jean, lors qu'elle déclara au public qu'elle avait bion réellement l'intention de constraire sa ligne ? Quoi! ouvrir un chemin de ferau milieu des Laurentides! Quoi! Le faire passer à travers cinquante lienes de fonts! It dans quel but # Pour rattacher à Ia capitale provin. cale une misérable petite colonie de trente à quarante mille Ames, disséminée sur un vaste territoire, ot &rop pauvre pour sustenter par son commerce une ligue de cette importance ! 4 0e n'était 1à uno gigantesque chimère, à coup ar, c'était une audacieuse spéculation des directeurs de la Compagnie, qui vou-
int uniquement exploiter la région forestière en arrière de Québec, ct après avoir fait construire, dans 2 but, une soixantaine de milles de chemin, se déclarer incapables de continuer es travaux.
Mais, outre qu'elle était sinoère, la Compagnie favait pas seulement l'intention, comme on va là
L'ovraovas svrénreun
tachua à lu capitale la colonie du lac Saint Jean, mais encore d'ouvrir, avee le temps, à la € do. nisution l'extrème zone septentrionale des vallées du Saint-Maarioe et de l'Outaouais,
IL y a à peine quelques années de cela, et déjà le chemin de fer dn ae Saint-Jean est construit et complété sur un parcours de cent. quatre-vingt-dix milles. Maïtrewee aujourd'hui de la position, forte de son œuvre accomplie, le Compagnie, comme il atrive taujonrs après les dificultés vainoues, trouve que eotte œuvre ne poutaufie et «ui faut aller plus Loin. Cen'est pasassez d'avoir mttaché Ie enpitale à la vallée dise Saint-Jenn par nn chemin de fer qui tu verse soixante À es et de forêt, 1 faute
du Saint-Maurics par une ligne entre le lac E tin Tuque, une ligne de trente milles de longueur, suffisante néan. moins pour coloniser octte partie du. pays si riche en Forts at en minérux, et pour y créer des cnntres im
portats de travail et de production.
La Taque ex le grand rentre de l'industrie forestière du territoire qu'a le Saint-Maurice, indus. rie dont les produits se sont élevés à deux mil. lions da dollars, dans les aunées prosptres. Mais depufs quelques années, ce poste a subi une diminue tion cosilérable, et les intérêts manuficturiers et agricoles s'en aout cruellement sentis. Naguère, on
L'otraovurs acréarroe 208
€ fagonnañt pas moins de ix cent mile bllts dans ls turitoire du Saint-Maurice; maintenant, on en fait à peine cent cinquante mille
Plëé à née de Levin, (A ane rot que seu avant ous seat d'un paye a ct que aret, race datermadre as come de Lie Hd are et Preis à pote d comuieaton cl aan apte he ar als du le aie pr ire Co, pate da a age rome bemscoup pou laver, a pan de va du came et dede clniräm, Panda de prvoi dr:
Tiguos im, de grande ecnes our teur bd de comme pro des batir da Ste Mure, deaft ot some der a marmer due an Dr prie en 8
Téahdon de Leg pion pur bat à apr ble Philip Norton el spprson de none gravement, AS mg re entire me lee
Après avoie relié entre elles, par le chemin de fer dela Tuque, les vallées du Saguenay et du Saint Maurice, la Compagnie du lac Saint-Jean se propose de dompléter son œuvre en rttachant À ces deux vallées celle de l'Outannais par une ligne, qui, pare ant d2 la Tuque, ira dent an nord, suive La 20n0 des Laos de l'Outaouais ct ne s'arréters qu'à le ban taur du laë Abitibi, d'où alle enverra deux Lranches, l'une dans la direction du sud, vers le chemin
300 L'ovraovais surÉmruR
Au fer du Pacifique, l'autre dans la direction du nor, vers la baie d'Hudson.
La 5 avril 1888, la Compagnie faisait an gouvernement fédéral le demande d'une subvention pour lu mouvelle ligne, basée sur les considérations sui vantes: (1)
La territoire compris antre le lue Mistassii, à l'es et le lc Nepigon, à l'ouest, la “hauteur des terres au sud, ct la baie de James, au nord, contient environ 120,000 milles ou 75,000,000 d'ucres eurrés.
Jusqu'à présent, on a eu sur ee territoire les notions les plus erronées, dont la seule raison d'être était sa proximité de la baie d'Hudson. Il ne faut pas oublier, cependant, que la Hactoreris de Monse n'est guère plus mu nord que Winnipeg, qu'elle est à peu près sous la même lettude que Londres et Teri, à 600 miles plus au sud que Saint-Pétersbourg, eapitale de la Russie, et à 600 milles au sud du détroit d'Hudson:
Les rapports de l'Observatoire météorologique de Toronto établissent qne la température moyenne à la factorerie de Moose, l'été, est la même que celle de Chicoutimi, dans la province de Québee, et de Dalhousie, dans a province du Nouvean-Branswick.
TR Déos ee document de Compagnie da chemin de fer de qac at du le Sultan preni le nom de Compagie de Qutes de a be Jane”
L'OUrAOTAIS SUPÉRIEUR 301
is établissent, an outre, qu'il tombe lé bas annuelle ment moitié moins de neige qu'à Montréal
Le territoire de la baie de Jaunes est un pays plat, argleux, cxpuble de nourrir une nombreuse papule ion, bg propre à l'agriculture et à l'élevage du bé til, abondamment boisé, pourvu de minéraux et possédant des pécheres d'une grande valeur.
Le Père Nédelee, obat, qui a dé longtemps missionnaire à la baie de James, estime que. 0e pays 8st Webitable, à peu d'endroits près, particulièrement 1e long de la cbte. D'après lui toutes les ofréales, à l'exception du blé et du sarrasin, 3 viennent à maturité, Plusieurs millions d'hommes pourraient ÿ trouver leur substance, grâce à leméliation de Tagriculeure ee an développement de l'industrie. Le maximum de chaleur, été, «st de cent degrés au-dessus de zéro, Fuhrenheït, et le maximum de froid, liver, de cmguunte-ciny degrés au-dessons. À urteins endroits, le olimat est meilleur que celui du nord de l'Allemagne, de In l'ologne, de ln Norvége, fu nord de l'Eonsse, et de Terreneuve. Règle géné- Sale, ressemble à cali de Québec et du bassin du Tao Seint-Peun. On peut dire, sans erminte de tome ee où d'innire en ereur, que 0e uys st Denon
plus étendu, plus habitable et vaut beaucoup lus Au le public ne so l'imagine d'ordinaire, Qu'étai. À Canada, y a deux eunts ans? Qu'éaiont les Etats-
so2 L'oUrAOUAS SUPERrEUR
Unis ? La province de Québec no devrait as tarder à prendre possession de Ie partie du. territoire hudsonien qui lui revient de droit; at la * Compagnie du chemin de fer de Québec et de In baie de James” devrait, de son côté, y fonder des colonies d'Acadiens, et y expédier un vapeur pour fire des explorations &t répare Les établissements, en attendant Ia cons tructon de ea ligne
Le Père Paradis, dont il à été plus d'une fois question dans cet ouvrage, affirme que Les plus belles forêts d'épineues de l'Amérique se rencontrent entre elec Abbitbi et la buie de James ; que le so de 0e pays donne d'excellentes récoltes de pommes de terre; us l'avoine et longe ÿréussiraent parfaitement; que Le foin sauvage, la meilleure nourriture du bétail, y est abondant ; enfin, que es outardes et les canudà y trouvent. en nombre incaleuluble. (1) Le Père Fatadio n'hésite pas à recommander là construction d'un chemin de fer entre Québec et Ia baie de James, IL ajoute que la baie devient maviguble dès la pr mibre quinæine de mai, et que La débâcle a lieu Vers La fn d'avril dans les rivières qui sy jettent
D'après le doeteur Bell de la Comuission géologique, il se trouve beauconp de bann terre dans le ui ouate el mat À Crus de bi don iront ha ile al maragu
L'ouraovass soPéREUR 303
bassin de ln rivière Moose, entre le versant des grande lacs et le commencement du pays plat au sud- ‘ouest de la baio de James.
Le climat, liver comme l'été, ressemble à cali du comté de Rimouski. L'été n'est pas aussi chand, ni Phiver aussi froid qu'i Winpipeg. La quantité de neige qui tombe annuellement est d'environ trois pieds d'épaisseur ee qui est moins qu'à Québec.
Les pommes de terre et toutos les racines légumineuses y viennent rmarquablement bien. De même le foin. Loge ét le seigle pourraient + eultiveravec prof.
Le docteur Bell dit avoir constaté, par plus d'une expérience personnelle, que toutes les plantes de champ et de jardin, qui poussent dans le comté de Rimouski, mûrissent également aux postes de New Branswiek et de Norfolk, sur la rivière Abitibi.
La terre, À Ja factorerie de Mouse, est compote 6 froide ; cependant, Je Légumes, tels que patates fèves, pois, naxets, eurottes, choux, dignons, 7 réussissent.
Le pin, rouge et blanc, erot dans Je bassin méridional de la rivière Moose ; mais les essenens fore
bros les plus abondantes de ce pays sont l'épinette, soit blanche où noire, le ebdre blanc, le tamarac, 1e tremble ét le bouleau. L'exploitation en serait curtainement Inerative, industrie peut également tirer un parti très avantageux des mines qui #y
304 L'ovraotas svrérreen
trouvent en quantité, et particulièrement de celles de fer et de gypse.
Si l'on oonstraisait un chemin de fer jusqu'au sud de la baie de James, et qu'an bateau À vapeur, partant de ce point, fl des voyages réguliens le long de la oûte orientale, it ÿ aurait aflucnos de voyageurs du Canada et des États-Unis vers cos rives pittoresques ot grandioses à a foi, qui jouissent, pendant deux où trois mois de l'année, d'une température agréable, dt qui pæsblent encon tout l'atmit et le prestige de inconnu. (1)
De sa source à la tête du Témiseamingae, l'O! ouais coule de l'est à lonest, comme on l'a va plus Haut, et ne s'éloigne qu'à de courts intervalles de In “hauteur des terres” limite septentrionale actnelle dla provinec de Québec. Il offts done une route neturelle à un chemin de fe, et des avantages excepe Hionnele à la colonisation, qui se tronverit comme
transporté, du jour au lendemain, dans cette région favorisée, sans avoir À traverser lentement, js à pas, étape par étape et d'un eunton à l'autre, Je vaste
TH Het plat que probable que prove de Québe de lent prsrion du carton de Le baie de are. Dane an, Le mec moyen de colonie où imite ee d'env, st
que panil, de Qebne à le cts de Mo, use tnt a rain nombre de ne vigrteux alone, ave un. ne Bone pre da tete,
Louraouns suréarenn 305
pays d'intérieur que l'Outaouais enserre dans son cours semi-cireulaire.
La création de cette route, dans la pensée des auteurs du projet, aurait les résultats suivants rouvrir la vallée du Saint-Maurice, la partis scptene ionale des comtés d'Ottawa et de. Pontiac, le pays
do Témiseumingne, les portions colonisables de l'Abici, et, plus tard, La région. entre le luc Abitibi et La bais d'Hndsons diriger directement et raidement sure port de Québec l'immense production foret fière de l'Outaonais supérieur.
(Ge dessin, quelque vaste qu'il ait, rentre dans N'ordre des choses dont l'avenir nous réserve l'aceotplisement, Le corollaire névesaire de l'éblisses ment da Nord-Ouest, et du mord des provinces &'Ontario et de Québee, s'est la construction d'une gue directe entre Les centres de l'Ouest et un port A l'Est situé à peu prés sous le même latitude, que soit sur le fleuve, à Tadousane, ou dans Le golfe a deçà du détroit de Belles, on enfin sur la côte du Labrador terreneuvien. La compagnie du che min de fer du lac Saint-Jean est en mesure d'offrir au commerce un port à Tadoussae, per la continu tion de sa ligue actuelle jusqu'à cet endroit. Plus tard, quand om aus construit, comme le veut la fores ds. ses, une ligne reliant le Manitoba à un port de l'Est, par nord du lee Nepigon st de la
306 L'ovraouus avrémrun
provinee d'Ontario la voie projetée. pourra en former la section orientale,
C'est ce que l'on peut constater aisément en jetant tn coup d'œil sur le œatte, Une Digne droite, tie de Winnipeg à Halifax, 1 Ja ville de Québec et st plus courte de trois iles, que la route suivie par le chemin de fer du Paeïfique, outre qu'elle passe entièrement en pays canadien. | Voilà pourquoi la construction d'une ligne directe entre Jes deux villes Simposera un. jour comme nne nécessité nationale ét ce jonr-l, si la voie projetée entre la Tuque et P'AbIUI est constroite, elle former, comme nous le disons ci-dessus, la partie orientale de oette ligne,
Ta est, en quelques mots, l'exposé de ce “nouveau projet,” qui vient d'éclore an moment où nous éerivious la dernière page de eu livre que mous offrons au public, malgré toutes ses lacunes et ses défectno. sit. Nous n'avons pas voulu le finir sans donner à un dessein de cette gortée, ce do cntte conséqnence pour la région que nons avons décrite, Les honneurs d'une large publicité. Et maintenant, que les mots qui forment Le titre de. notre ouvrage soient aussi
eux qui le terminent! Ce petit livre n'astil pas démontré que le jour n'es: pas éloigné où lee habitante de l'est et de l'ouest de l'Amérique canadienne. 2e visieront les uns las autres ën passant par Y'OUTAOUAIS SUPÉRIEUR?