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de la rivière Gens-à-Terre ; Megomangoos et Menjabagoos, sur le cours de la rivière du Lièvre.” (1).
C’est là que se trouvent les bassins de la Gatineau et de la Lièvre, C’est là la section la plus riche de la grande vallée de l'Outaouais. Elle comprend le comté d'Ottawa tout entier et la partie septentrionale des comtés de Montcalm, de Joliette et de Ber-
thier.
C’est dans la zone des lacs que prennent naissance les grandes rivières qui portent le tribut de leurs eaux à l'Outaouais, telles que la rivière du Moine, qui à un parcours de 180 milles, la rivière Noire, 135 milles, la rivière Coulonge, 160 milles, la rivière Gatineau, 260 milles, et la rivière du Lièvre, 220 milles. Viennent ensuite d’autres affluents moins considérables, il est vrai, mais qui néanmoins méritent d'être signalés dans la géographie de cette vaste contrée ; ce sont la rivière Rouge, longue de 120 milles, la rivière du Nord, longue de 70 milles, et l’Assomption qui en mesure 90, Comme on le voit, nous ne tenons compte, dans cette énumération, que desrivières qui débouchent sur la rive orientale de l'Outaouais ;
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(Toute la partie entre guillemets qui contient la description géogralhique et topographique des lacs ci-dessus mentionnés est empruntée à l’ouvrage sur le ‘ Nord ”” de M. J-C. Langelier.
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nous laissons de côté les grands tributaires de l’ouest, tels que la Petewawa, qui mesure 140 milles et arrose une aire de 2,800 milles carrés, la Madawaska, qui, sur un parcours de 240 milles, égoutte une aire de 4,100 milles, et enfin la Matawan, qui n’a pas plus de 25 milles de longueur, mais qui est le plus profond des affluents de l'Outaouais.
Parmi ies tributaires de l'Outaouais ci-dessus mentionnés, sans compter la Keeppewa, qui sert de débouché au vaste lac de ce nom, les uns, tels que la rivière du Moine, la Blanche, la Coulonge et la Gatineau coulent au sein des plus belles forêts de pin de la province, tant par leur étendue que par la dimension et la valeur de leur arbres. On y a trouvé, il n’y a pas plus de vingt ans encore, des pins qui avaient plus de dix-huit pieds de circonférence, à cinq pieds du sol, M. Lindsay Russell, qui a été pendant de longues années géomètre du gouvernement canadien, mentionne avoir mesuré lui-même, au vied du coteau sur lequel s'élève l'édifice des Chambres fédérales, des pins d’une circonférence de seize pieds et d’une hauteur de cent quatre-vingt. Il rapporte que sur un lot de 197 acres en superficie on avait aoupé eu quatre ans 17,383 billots de pin, soit environ 88 billots de l’acre. Des espaces aussi fortement boisés que ceuxlà étaient nombreux, assez récemment encore, dans une grande partie de l’O.'iouais supérieur; mais
vers la limite septentrionale de la région de sa croissance, là où il est entremêlé de rouleaux et de cyprès, le pin diminue et en dimension et en valeur.
Un fait curieux à signaler dans l’hydrographie de cette partie de la province, c’est que la rivière Outaouais, (ainsi que ses deux grands tributaires, la Gatineau et la Lièvre), la rivière Saint-Maurice et la rivière Saguenay, celle-ci sous le nom de Chamouchouan, prennent leurs sources dans le voisinage les unes des autres. Ainsi, des sources de l’Outaovais aux sources extrêmes de la Gatineau l’on ne compte que trente-cinq milles à peu près ; des sources de la Gatineau à celles du Saint-Maurice, on n’en compte que seize, tandis que des sources de l'Outaouais à celles de la Chamouchouan, il y a tout au plus cinquante milles ; en soite qu’il est facile de communiquer de l’une à l’autre des grandes vallées du Nord, celle de l'Outaouais, celle du Saint-Maurice et celle du Saguenay, sans mettre pied à terre que pour faire portage entre les lacs ou les cours d’eau, pareils à une longue chaîne d’anneaux liquides.