INTRODUCTION
gences malaisées à satisfaire ou désagréables à subir, et malgré son inexpérience. Mais le labeur de la terre est rude: l'ouvrier agricole improvisé souffrira beaucoup de la nourriture, du logement, de l'effort musculaire, de l'ardeur du soleil comme des pluies ou des rigueurs de la mauvaise saison. A ce point de vue, l'étude du travailleur agricole est fort pénible.
Souhaitons néanmoins qu'elle se poursuive avec persévérance. L'attention du public, attirée et retenue par l'ouvrier des villes, néglige trop l'ouvrier des champs. La culture du sol reste cependant la première des industries et la plus essentielle : un peuple peut vivre sans usines ou manufactures, mais non sans le pain de la terre, sans la chair et la laine des troupeaux.