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pas, du reste, facilement? Tout le monde sait que l’exercice de nos facultés amène leur développement et les affermit. N'est-ce point par suite de l'exercice que le gymnaste, par exemple, développe son corps et donne à ses museles plus d’élasticité ct de souplesse ? On peut conclure de là que l’homme, s’il traite son esprit de la même manière, obtiendra un résultat semblable. C’est, du reste, ce qui arrive : l’habitude de la réflexion, la lecture, la pensée donnent une plus grande aptitude pour les choses intellectuelles. 11 en va de même pour le développement du cœur : à force de bien vouloir, on arrive à se faire une volonté qui ne veut que ce qui est bien ; tandis que, si l’on fuit devant toutes les obligations imposées, on se fait un caractère fléchissant qui ne sait plus lutter et qui sera toujours vaineu.
» La religion, par les habitudes qu'elle prescrit, nous accoutume à la fermeté ct à l'énergie qui nous sont nécessaires pour lutter ; mais elle nous arme de cette puissance bien plus efficacement encore par là prière et par les sacrements, la prière remplissant, dans l’ordre moral, un rôle semblable à celui que remplissent l'étude et la réflexion dans l'ordre intellectuel.
» Lorsque vous voulez cultiver votre esprit, vous étudiez et vous ne tardez pas à reconnaitre qu'il se développe. Que les mêmes soins paraissent dans la culture de votre cœur; offrez-le, comme une terre bien préparée, à cette rosée d'en haut dont on parlait tout à l'heure; elle descendra, la rosée céleste, et fécondera un cœur peut-être stérile jusque-là, et lui fera produire des fruits de vertu. Recourez aussi aux
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moyens surnaturcls établis de Dieu pour le bien des âmes ; recourez d aux sacrements; vous y trouverez une vertu mystérieuse qui produira u son effet, par cela même que vous serez placés dans les conditions pres- g crites. Ainsi serez-vous remplis de cette force qui vous est nécessaire. v L £