‹ L'ouvrierChapitre 4 sur 7 · ST PUF ANC · texte numérisé non relu

ST PUF ANC

Vous savez d’ailleurs, Messieurs, que la loi don-

née par Dieu lui-même à son peuple de choix, ré-

Er absolument le prêt à intérêt : « Ne acci-

pres amplius ee dedisti.» Ne recevez rien de plus

que vous n’avez donné !.. Vous savez encore que le

: régime de la propriété, dans ce peuple élu, différait à . singulièrement du nôtre.

La terre à l'origine avait été divisée, en parts égales, entre toutes les familles d'Israël : chacune Ë eut son lot, son patrimoine. Ilarriva que bientôt les | unes dûrent s'en défaire et vendre... les autres achetèrent et s'enrichirent, mais ni l'achat, ni la î vente n'étaient définitifs... Tous les sept ans, les biens vendus devaient retourner à leur premier | maître. En somme la propriété était inaliénable, É l'usufruit seul s’en vendait. Et Dieu en donnait la . raison lui-même : « mea est terra » la terre est à . moi ; j'en suis le maître, comme il a dit tantôt : « mei sunt servi, » ce sont mes serviteurs à moi | Mais vous m'arrêtez. « Voilà précisément, me dites-vous, pourquoi ces textes divins ne nous touchent pas. Ils règlent une situation sociale qui n'est plus la nôtre... C'est la vieille législation du vieux peuple d'Israël... Notre régime social est

. établi sur d’autres bases et réclame d'autres lois. »

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