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des Galibis signifie uue ile^ el qui a très bieu pu être appliqué par excellence à F île de Maraj 6, incomparablement plus grande que toutes les autres lies de Teiubouchure de ï Amazone , — Ferrolles se hasarda a écrire en 169A au' ministre de la marine et des colonies, que le nom ^Oynpoc était celui de cette île, et «qu'elle » devait faire la séparation des dépendances de France M et de Portugal. »
133. C'était aller plus loin qu'il n'en avait d'abord eu l'idée. Jusque-là il n'avait réclamé que la rive guyanaise de l'Amazone; il voulait maintenant y ajouter les îles de Caviana et Mexiana.
1 3 A . Il dut se laisser aller d' autant plus volontiers à cette tentation, que sa trouvaille s'offrait à lui avec le caractère distinctifdes bonnes inspirations, — la fécondité. Elle ne se bornait pas à refouler l'inquiétant document de 1637 ; elle lui procurait en sus un avantage extrêmement précieux, qu'il était impossible d'obtenir auti*ement.
135. Dans l'ignorance où étaient les Français sur la navigation de l'Amazone, et se réglant sur la route que les Portugads du Para avaient l'habitude de suivre, Ferrolles pensait que la bouche occidentale du fleuve, entr<* le continent de la Guyane et l'île de Caviana, n'était accessible qu'à des canots, et que les gros bâtiments ne pouvaient pénétrer que par les deux autres bouches, entre le continent du Para et l'Ue de Marajd, et entre cette grande île et les îles de Mexiana et Caviana. En reportant à Marajo le nom d'Oyapoc, il se flattait de procurer à la France l'usage de la bouche centrale de l'Amazone.
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186. Il aoumit au cabinet de Vei*sail)es son double plan, et on le laissa faire.
137. A sa bravoure et à sa finesse d'esprit FerroUes savait joindre une longue patience. Il attendit
, cinq ans que son chemin à travers les bois fût praticable.
138. Le moment arriva enfm. Au mois d'avril 1697, FerroUes se met en route pour les forts portugais de la rive guyanaise de F Amazone, que la pororoca avait réduits à trois, en renversant de nouveau celui d'Araguari. Il emmène avec lui 58 soldats, 10 officiers, 12 habitants de sa colonie, et plusieurs centaines d'Indiens. Parvenu sur les bords du Paru au mois de mai, il descend cet affluent de l'Amazone dans des canots que les Indiens avaient portés, — et il apparaît sur le grand fleuve. Il fond sur sa proie avec rimpétuosité françmse, et avec sa faim de vingt ans. — On n'ose pas même lui opposer de résistance ; il emporte les trois forts portugais sans coup férir. Il rase celui de Desterro et celui du Toberé : mais sentant le prix de la position de celui de Macapi, il met dans ce fort une garnison de 85 soldats et quelques officiers, avec un grand nombre d'Indiens ; et il rentre à Cayenne , pleinement assouvi, et avec la satisfaction d'avoir servi son roi mieux que d'un bon conseil, — d'une bonne exécution.
189. Louis XIV n'attendait que l'occupation de la rive guyanaise de l'Amazone par les Français, pour appuyer du droit de possession les réclamations qu'il se proposait de faire par la voie diplomatique.